Deux processeurs Core Ultra 400 à 22 cœurs dévoilent un impressionnant cache bLLC

En Bref Deux références Core Ultra 400 orientées desktop sont évoquées avec 22 cœurs et un cache bLLC volumineux, un choix typiquement pensé pour réduire la latence en jeu. Plusieurs fuites parlent de configurations à

Auteur: Lucas.Bourdon.57

Publié le: 4 juillet 2026 -

En Bref

  • Deux références Core Ultra 400 orientées desktop sont évoquées avec 22 cœurs et un cache bLLC volumineux, un choix typiquement pensé pour réduire la latence en jeu.
  • Plusieurs fuites parlent de configurations à 108 Mo de bLLC sur des modèles 22 cœurs, avec des déclinaisons 125 W et 65 W selon le positionnement.
  • Le cache bLLC est présenté comme une réponse aux processeurs AMD Ryzen X3D, qui misent sur un cache empilé (3D V-Cache) pour doper les FPS dans les titres sensibles à la mémoire.
  • Les Core Ultra 400 (Nova Lake-S) viseraient autant la performance monocœur que l’efficacité en charge multicœur, avec un arbitrage serré côté consommation et refroidissement.
  • Au-delà du gaming, les charges de travail en informatique (compilation, création 3D, traitement photo) pourraient profiter du surplus de cache si la fréquence et la gestion mémoire suivent.

Le 7 juin 2026, GinjFo publiait un point détaillé sur des puces Intel Core Ultra 400 (Nova Lake-S) dotées d’un Big Last Level Cache, abrégé cache bLLC, et réservées à certaines variantes. Dans le même temps, d’autres éléments de fuite convergent vers deux processeurs à 22 cœurs, explicitement pensés pour le jeu et les charges à forte sensibilité mémoire. L’idée est simple sur le papier : augmenter massivement la réserve de données proche des unités de calcul pour limiter les allers-retours vers la DDR5, et donc lisser les chutes de performance dans des scènes complexes.

Ce type d’approche n’est pas nouveau dans l’industrie du microprocesseur, mais il prend une dimension différente lorsque le cache devient un argument marketing et technique central, au même titre que le nombre de cœurs ou le boost en fréquence. Pour Intel, l’enjeu est double : reprendre la main sur le terrain du gaming haut de gamme, tout en gardant une crédibilité en multicœur face à des configurations toujours plus agressives. Les premières caractéristiques évoquées (22 cœurs, cache bLLC très large, profils 125 W et 65 W) dessinent une stratégie où l’architecture et la hiérarchie mémoire comptent autant que le brute force.

Core Ultra 400 et cache bLLC : ce que la fuite raconte vraiment sur Nova Lake-S

Les informations qui circulent autour de Core Ultra 400 associent clairement Nova Lake-S à une segmentation plus marquée que sur certaines générations précédentes. Le point qui ressort est l’existence d’un cache bLLC, décrit comme un « gros cache de dernier niveau » destiné à un nombre limité de références. Le vocabulaire a son importance : un Last Level Cache (LLC) est, dans la plupart des architectures modernes, la dernière étape de cache avant la mémoire vive. Le rendre « big » revient à changer l’équilibre de tout le sous-système mémoire, avec un impact direct sur la latence et le taux de réussite des accès (cache hit rate).

Dans la fuite la plus commentée, deux modèles à 22 cœurs sont cités avec un bLLC de 108 Mo. Cette donnée est suffisamment concrète pour servir de repère : elle dépasse largement les volumes de LLC classiques des CPU grand public, tout en restant sous certaines implémentations extrêmes vues côté serveurs. Le scénario le plus cohérent est un design ciblé sur des charges où la localité des données est forte, typiquement le gaming, certains moteurs 3D, ou des pipelines de création où de gros ensembles de données sont réutilisés en boucle.

La présence de deux variantes de TDP, 125 W et 65 W, donne aussi un indice sur la stratégie. Un 125 W vise les machines refroidies sérieusement (gros aircooling ou AIO), avec des fréquences soutenues sur plusieurs cœurs. Un 65 W, à l’inverse, correspond à des configurations plus compactes ou plus sobres, où la performance se joue davantage sur l’efficacité de l’architecture et l’exploitation du cache que sur la puissance électrique. Un cache bLLC très large peut, sur certains scénarios, compenser une fréquence moins ambitieuse en réduisant les temps d’attente, ce qui améliore la régularité des frametimes.

Pourquoi 22 cœurs et un gros cache peuvent cohabiter

Associer beaucoup de cœurs à un cache surdimensionné peut sembler contradictoire, car l’augmentation de cœurs pousse déjà la surface de silicium et la consommation. Pourtant, le pari est rationnel : plus le processeur exécute de threads, plus il devient sensible aux contentions mémoire (concurrence d’accès, files d’attente, invalidations). Un cache bLLC plus grand limite ces effets en gardant plus de données « chaudes » à portée des cœurs. Dans la pratique, cela ne transforme pas tous les logiciels, mais les charges irrégulières — typiques de certains jeux open-world ou de la compilation de gros projets — peuvent y gagner en stabilité.

Un autre point souvent négligé est la nature des « cœurs ». Les fuites parlent d’un total, sans toujours détailler la répartition entre cœurs performants et cœurs efficaces selon l’architecture hybride. Or, un design hybride tire une partie de ses gains d’une bonne distribution des threads et d’une communication interne fluide. Un bLLC volumineux peut réduire l’impact des migrations de threads et des changements de charge, notamment quand le système d’exploitation réassigne des tâches à la volée.

Performance gaming : le cache bLLC comme contre-attaque face au 3D V-Cache d’AMD

Le cache est redevenu un champ de bataille visible, notamment depuis que les Ryzen X3D ont popularisé le 3D V-Cache sur desktop. AMD a mis en œuvre cette approche dès l’ère Vermeer (Ryzen 5000, Zen 3), avec un objectif clair : augmenter drastiquement la quantité de cache accessible aux cœurs pour booster les performances en jeu sur des titres sensibles à la latence. Dans ce contexte, l’apparition d’un cache bLLC sur certains Core Ultra 400 ressemble à une réponse directe, en privilégiant une autre voie d’intégration et de hiérarchie mémoire.

Le bénéfice attendu ne se limite pas aux moyennes de FPS. Dans les jeux compétitifs, les écarts se jouent souvent sur la constance : des frametimes plus réguliers réduisent les micro-saccades, ce qui est perceptible même à 120 Hz ou 240 Hz. Un gros cache de dernier niveau aide quand le moteur sollicite souvent les mêmes structures de données (positions, états d’IA, streaming d’assets), ou quand le CPU doit nourrir un GPU haut de gamme sans créer de goulot d’étranglement. Les configurations 22 cœurs peuvent paraître surdimensionnées pour le gaming pur, mais l’intérêt peut venir du fait que les tâches annexes (anti-cheat, capture, encode, voix, navigateur) trouvent de la place sans dégrader le thread principal du jeu.

Exemples concrets d’usages où le cache pèse lourd

Les titres basés sur de gros mondes ouverts, les simulations et certains moteurs très « CPU-bound » sont les premiers candidats. Une scène chargée en PNJ, avec beaucoup de scripts et d’événements, peut générer des accès mémoire irréguliers. Un cache bLLC plus large amortit une partie de ces pics. Les jeux e-sport classiques (FPS rapides) peuvent aussi profiter, surtout quand la fréquence est déjà élevée : dans ce cas, le cache limite les bulles de pipeline provoquées par des accès mémoire plus lents.

Côté création, un cache imposant peut aussi aider sur des tâches comme la compilation C++ de gros projets, où des en-têtes et bibliothèques sont relus en permanence. Le gain dépendra du stockage, de la RAM et de l’ordonnanceur, mais l’idée est similaire : éviter d’aller chercher des données loin quand elles pourraient rester à proximité des unités de calcul.

Un point de vigilance subsiste : un cache plus grand n’apporte pas systématiquement une hausse de performance. Certains moteurs préfèrent la fréquence brute ou la bande passante mémoire. D’autres sont limités par le GPU. Il faudra donc des mesures en conditions identiques (même carte graphique, mêmes timings DDR5, mêmes limites de puissance) pour isoler l’apport du cache bLLC.

Microprocesseur et architecture : ce que change un bLLC massif dans la hiérarchie mémoire

Dans une architecture moderne, le cache n’est pas un simple « réservoir ». Il est au cœur de la performance, car il influence la latence perçue par les cœurs, la cohérence des données et l’efficacité énergétique. Augmenter fortement le LLC implique des arbitrages : surface de die, complexité du maillage interne, consommation statique (fuites), et parfois fréquence maximale. La question n’est pas uniquement « combien de Mo », mais aussi comment ce cache est découpé, partagé et adressé par les différents blocs du processeur.

Sur un CPU à 22 cœurs, la topologie interne (interconnexions, contrôleurs, segments de cache) conditionne l’intérêt du bLLC. Si l’accès au cache est trop variable selon l’emplacement des cœurs, certains threads peuvent subir des latences plus élevées. Une implantation réussie doit donc conserver une latence relativement maîtrisée et une bande passante interne suffisante, sinon le cache devient un volume théorique. La logique de Nova Lake-S, telle qu’elle est évoquée, va dans le sens d’un cache pensé pour le jeu : il ne suffit pas d’additionner des cœurs, il faut que l’ensemble se comporte bien sur des charges à thread dominant.

Pourquoi le bLLC peut améliorer l’efficacité énergétique

Un accès à la DDR5 coûte plus cher en énergie qu’un accès à un cache interne. Réduire les allers-retours vers la mémoire vive peut donc diminuer la consommation à performance équivalente, ce qui compte sur un modèle 65 W. Dans le monde réel, cela se traduit parfois par des fréquences qui tiennent mieux la durée, car le budget thermique est moins sollicité par des pics d’activité mémoire. L’effet dépendra aussi des réglages carte mère (PL1/PL2) et des profils BIOS.

Cette approche devient intéressante pour les PC compacts : une machine mini-ITX avec un refroidissement limité peut préserver une bonne performance perçue si le CPU passe moins de temps en attente. Le cache est alors une forme d’optimisation structurelle, plus durable qu’un simple boost opportuniste.

Comparatif : Core Ultra 400 à 22 cœurs face aux profils 65 W et 125 W, et face aux rivaux Ryzen X3D

Comparer des processeurs sur la base de fuites demande une méthode stricte : isoler ce qui est chiffré et éviter de remplir les blancs. Ici, les éléments concrets tournent autour du nombre de cœurs (22), de deux enveloppes de puissance (125 W et 65 W) et d’un cache bLLC annoncé à 108 Mo pour les modèles concernés. En face, la concurrence directe en gaming se résume souvent à des Ryzen X3D, appréciés pour leur grand cache et leur régularité en jeu, avec des performances qui dépendent beaucoup du titre et du couple CPU/GPU.

Le tableau ci-dessous sert de lecture rapide des caractéristiques évoquées et des implications pratiques. Les valeurs marquées comme « évoquées » restent conditionnées à une confirmation officielle, mais elles donnent un cadre utile pour comprendre le positionnement. Selon Frandroid, dans un article publié le 5 juin 2026, au moins quatre références de la future gamme pourraient profiter d’une grosse quantité de bLLC, ce qui renforce l’idée d’une segmentation « gaming cache » à côté de modèles plus classiques.

Modèle / catégorie Nombre de cœurs Cache bLLC TDP annoncé Impact attendu sur la performance
Core Ultra 400 (22 cœurs) version 125 W (évoquée) 22 108 Mo (évoqué) 125 W Fréquences soutenues, bon potentiel gaming avec GPU haut de gamme, marge multicœur pour streaming/encode
Core Ultra 400 (22 cœurs) version 65 W (évoquée) 22 108 Mo (évoqué) 65 W Meilleure efficacité, performance stable en boîtiers compacts, cache utile pour la latence
Core Ultra 400K / 400KF (catégorie évoquée) Non précisé bLLC réservé à certaines références (évoqué) Non précisé Orientation overclocking/enthousiastes, intérêt du cache selon les titres et la DDR5
AMD Ryzen X3D (catégorie) Selon modèle Cache 3D V-Cache (selon modèle) Selon modèle Très solide en jeu CPU-bound, profil souvent recherché pour les FPS et la régularité

Points à vérifier dans les futurs tests

Pour départager des puces de ce type, trois familles de mesures comptent. Les benchmarks en 1080p avec un GPU très puissant isolent mieux le CPU, mais ne reflètent pas toujours l’usage réel en 1440p ou 4K. Les frametimes (1% low, 0,1% low) sont indispensables pour juger l’effet du cache bLLC. Les tests applicatifs multicœur (rendu, encodage, compilation) indiquent si les 22 cœurs sont un luxe ou une base cohérente.

La plateforme jouera aussi un rôle majeur : timings DDR5, stabilité du BIOS, politiques de boost et limites de puissance des cartes mères. Un cache plus grand peut masquer une RAM moyenne, mais il ne remplace pas une configuration équilibrée.

Ce que ça implique pour l’informatique grand public : achat, refroidissement, vie privée et usages

Sur le marché grand public, l’arrivée de processeurs Core Ultra 400 à 22 cœurs avec cache bLLC a un effet immédiat : le vocabulaire technique remonte dans les critères d’achat. Le lecteur n’achète plus seulement une fréquence et un nombre de cœurs, il évalue une technologie de cache et une architecture mémoire. Cela peut sembler abstrait, mais les impacts sont concrets : type de refroidissement, choix de carte mère, intérêt d’une DDR5 plus rapide, et pertinence de payer plus cher pour un modèle « cache » plutôt qu’un modèle standard.

Les profils 125 W et 65 W sont aussi une bonne grille de lecture. Un 125 W se destine aux tours bien ventilées, avec un dissipateur dimensionné et une alimentation qui encaisse les pointes. Un 65 W convient mieux à des PC sobres, où la constance prime sur les pics. Dans les deux cas, un bLLC très large peut améliorer la sensation de fluidité dans certains jeux, mais il ne corrigera pas un stockage saturé, une carte graphique trop faible ou une RAM mal configurée.

Une liste de vérifications avant d’investir sur un Core Ultra 400 « cache bLLC »

  • Vérifier le TDP réel appliqué par la carte mère (limites de puissance et profils boost), car un 125 W peut dépasser ce cadre selon les réglages.
  • Choisir un refroidissement cohérent : gros aircooling double tour ou AIO 240/360 mm selon le boîtier, surtout si la charge multicœur est fréquente.
  • Assurer une DDR5 stable avec profils EXPO/XMP adaptés, car une RAM instable ruine les gains de performance.
  • Tester la pertinence en gaming via frametimes, pas seulement via FPS moyens, pour mesurer l’effet réel du cache.
  • Équilibrer avec le GPU : en 4K, le gain CPU est souvent marginal si la carte graphique sature.
  • Garder un œil sur le support BIOS et les mises à jour microcode, qui peuvent modifier la gestion du cache et des boosts.

Vie privée et consentement : le rappel utile côté services et télémétrie

L’achat d’un PC gaming ou d’une station de travail s’accompagne souvent d’un empilement de services : moteurs de recherche, navigateurs, stores, assistants, outils d’analyse de performance. Le rappel affiché par Google sur l’usage des cookies (maintenance de services, mesure d’audience, lutte contre la fraude, personnalisation selon choix « Accept all » ou « Reject all ») est représentatif de ce que l’utilisateur verra lors de la configuration logicielle d’une machine neuve. Cette couche « consentement » n’a rien à voir avec le cache bLLC, mais elle a un impact pratique : une partie des réglages par défaut influence la publicité, les recommandations et certaines mesures de télémétrie.

Dans un contexte informatique domestique, l’intérêt est d’être méthodique : distinguer ce qui est indispensable au fonctionnement (sécurité, mises à jour) de ce qui relève du confort (personnalisation). Une machine pensée pour la performance n’oblige pas à accepter une personnalisation large ; l’essentiel est de faire des choix cohérents avec l’usage, surtout si le PC sert aussi au travail ou à des comptes partagés.

On en dit quoi ?

Ces Core Ultra 400 à 22 cœurs avec cache bLLC ressemblent à la tentative la plus directe d’Intel pour attaquer le terrain où les Ryzen X3D ont imposé leur logique : la régularité en jeu via un gros cache. Le couple 22 cœurs + 108 Mo de bLLC, s’il se confirme, semble pertinent pour les joueurs qui streament, capturent ou gardent beaucoup d’applications ouvertes, à condition d’avoir une plateforme DDR5 stable. Le profil 65 W paraît le plus intéressant pour ceux qui veulent une machine compacte et constante, tandis que le 125 W vise clairement les configs ventilées et les GPU haut de gamme. Tant que les tests indépendants n’auront pas isolé l’effet du bLLC sur les frametimes, l’achat doit se faire en priorité sur l’équilibre global de la configuration, pas sur le seul volume de cache.

À quoi sert le cache bLLC sur les Core Ultra 400 ?

Le cache bLLC (Big Last Level Cache) est un grand cache de dernier niveau destiné à garder davantage de données près des unités de calcul. L’objectif est de réduire les accès à la mémoire vive, souvent plus lents, afin d’améliorer la fluidité sur des charges sensibles à la latence comme certains jeux et certaines tâches de création. Son effet dépend fortement des logiciels et des réglages plateforme.

Les 22 cœurs sont-ils utiles pour le gaming ?

Dans beaucoup de jeux, la performance dépend d’un petit nombre de threads critiques, donc 22 cœurs ne garantissent pas un gain direct en FPS moyens. En revanche, une configuration très multicœur peut limiter l’impact des tâches annexes (streaming, navigateur, capture, services en arrière-plan) et stabiliser les frametimes. Le résultat final dépendra aussi du GPU et de la résolution.

Quelle différence entre une version 65 W et 125 W évoquée pour ces processeurs ?

Un modèle 125 W vise des fréquences plus élevées et une tenue en charge plus agressive, mais exige un refroidissement et une alimentation adaptés. Une version 65 W cible l’efficacité énergétique et une intégration plus simple dans des boîtiers compacts, en misant davantage sur l’architecture et le cache pour préserver une bonne performance perçue. Les politiques de boost carte mère peuvent toutefois modifier le comportement réel.

Un gros cache remplace-t-il une bonne DDR5 ?

Non. Un cache bLLC volumineux peut atténuer certaines pénalités liées à la latence mémoire, mais il ne corrige pas une RAM instable ou mal configurée. Les timings, la fréquence effective, la stabilité XMP/EXPO et la qualité du contrôleur mémoire restent déterminants. Dans les tests, il faut garder des réglages DDR5 identiques pour isoler l’effet du cache.

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