Dans l’univers des écouteurs sans fil, chaque génération promet un peu plus de liberté, un peu moins de compromis. Pourtant, la plupart des modèles haut de gamme restent attachés à une contrainte historique : le Bluetooth et ses arbitrages entre stabilité, latence et débit. Avec les Xiaomi Buds 5 Pro en édition Wi‑Fi, Xiaomi tente un pas de côté plus ambitieux, en misant sur une connectivité Wi-Fi pensée pour l’audio, et non pour les usages réseau classiques. Le résultat intrigue, car il touche à des détails concrets : la façon dont un flux audio tient dans un métro saturé, la vitesse à laquelle l’écouteur bascule d’un appareil à l’autre, ou encore la capacité à transporter une audio haute définition sans écraser la dynamique.
Ce choix technique arrive dans un marché déjà très mature, dominé par des références solides. Cependant, Xiaomi joue ici la carte de la “vitrine technologique”, avec une architecture à trois transducteurs par écouteur, une puce Qualcomm orientée haut débit, et une ambition claire : faire du Wi‑Fi un vecteur audio crédible, à faible consommation. Ainsi, au-delà des chiffres, la question devient simple : ce virage change-t-il réellement la vie, ou s’agit-il d’une promesse de plus ? Pour y répondre, il faut regarder le produit comme un ensemble, du confort au son, puis du réseau à l’autonomie batterie, car tout est lié.
- Deux versions : Buds 5 Pro Bluetooth et Buds 5 Pro Wi‑Fi, avec un positionnement premium.
- Connectivité Wi‑Fi via Qualcomm Xpan : jusqu’à un flux 24 bits/96 kHz compatible sur certains smartphones Xiaomi.
- Triple haut-parleur par oreillette : dynamique 11 mm + planaire + céramique.
- Fonctions complètes : ANC, multipoint, LE Audio, commandes tactiles, personnalisation via application.
- Autonomie solide en Bluetooth, plus variable en Wi‑Fi lossless et ANC activés.
Principales conclusions sur les Xiaomi Buds 5 Pro Wi-Fi et la technologie sans fil
Les Xiaomi Buds 5 Pro version Wi‑Fi se distinguent par une idée forte : utiliser une technologie sans fil différente du Bluetooth quand la situation l’exige. Ainsi, le mode Wi‑Fi sert surtout à stabiliser la liaison et à transporter un flux plus généreux. En parallèle, le mode Bluetooth conserve un rôle central, car il reste universel et pratique. Cette double approche séduit sur le papier, car elle colle à la réalité des usages.
Cependant, l’intérêt dépend beaucoup de la compatibilité côté smartphone. Pour l’instant, l’usage du pont Wi‑Fi 24 bits/96 kHz est surtout mis en avant avec des modèles Xiaomi haut de gamme, dont le Xiaomi 15 Ultra. De ce fait, une partie du public verra surtout un excellent kit Bluetooth, sans exploiter la promesse maximale. À l’inverse, l’utilisateur bien équipé peut réellement profiter d’une stabilité impressionnante en milieu dense.
Le positionnement tarifaire reste cohérent pour un produit premium lancé en 2025. La version Wi‑Fi s’affiche autour de 220 €, tandis que l’édition Bluetooth se place vers 200 €. L’écart n’est donc pas énorme, ce qui encourage à choisir la variante la plus ambitieuse. Pourtant, il faut aussi intégrer la réalité des performances audio : très détaillées, mais parfois moins cohérentes que les meilleurs concurrents. L’insight clé est simple : ici, la connectivité peut dépasser l’acoustique sur certains critères.
Xiaomi Buds 5 Pro Wi-Fi : comment la connectivité Wi-Fi change l’expérience des écouteurs sans fil
Du Bluetooth au Wi‑Fi : pourquoi Xiaomi tente une rupture
Le Bluetooth a progressé, car les codecs se sont multipliés et la latence a baissé. Pourtant, il reste une limite structurelle : la bande passante et la robustesse dans les environnements bruyants en radio. Ainsi, dans une gare, un open space ou un salon rempli d’objets connectés, les micro-coupures existent encore. Xiaomi répond avec une connectivité Wi-Fi de “micro-puissance”, conçue pour l’audio, via Qualcomm Xpan.
Ce Wi‑Fi ne vise pas à remplacer Internet. Au contraire, il sert à créer un lien local optimisé, suffisant pour transporter un flux lossless plus ambitieux. De plus, la promesse porte sur la stabilité, car la couche Wi‑Fi gère mieux certains scénarios de congestion. Résultat : l’écoute devient plus constante, ce qui se remarque davantage sur les longues sessions.
Xpan et flux 24 bits/96 kHz : ce que cela implique réellement
Sur le papier, l’annonce d’un flux 24 bits/96 kHz sans perte attire l’œil. Cependant, l’enjeu principal est aussi la constance, car un débit stable évite des ajustements agressifs. Dans les faits, une transmission annoncée à environ 4,2 Mb/s en vitesse de transport donne de la marge. Ainsi, même avec des fichiers lourds ou du streaming haute qualité, la liaison peut rester sereine.
Un exemple concret aide à visualiser. Dans un immeuble de coworking, une éditrice audio alterne appels, montages rapides et musique. En Bluetooth, le multipoint peut parfois gêner les codecs HD. En Wi‑Fi, la stabilité est meilleure, donc l’écoute perd moins de temps à “récupérer” le flux. La phrase qui reste est claire : le Wi‑Fi s’adresse d’abord aux lieux saturés.
Compatibilité, limites et choix d’écosystème
Cette avancée a une contrepartie : la compatibilité n’est pas encore universelle. Pour l’instant, la meilleure expérience dépend d’un smartphone Xiaomi compatible, car la gestion Xpan doit être intégrée proprement. Par conséquent, le modèle garde un pied dans l’écosystème. Cela rappelle d’autres débats tech, comme le choix d’une box Internet selon ses usages, à l’image de ce comparatif Freebox Ultra et Delta qui montre que la fiche technique ne suffit pas.
En pratique, le choix devient stratégique : acheter pour le Wi‑Fi aujourd’hui, ou pour l’ensemble “écouteurs premium” et considérer le Wi‑Fi comme un bonus. Dans les deux cas, Xiaomi installe une idée qui pourrait se diffuser. Et c’est précisément ce qui rend le produit intéressant à suivre.
Design ergonomique, confort et usage quotidien : ce que racontent les Buds 5 Pro Wi-Fi
Un look premium sobre, mais pas iconique
Le design ergonomique des Buds 5 Pro Wi‑Fi reste très proche de ce que le marché propose déjà. Ainsi, la silhouette rappelle les écouteurs à tige popularisés par Apple, avec une esthétique fonctionnelle. Le châssis noir mat donne une impression sérieuse, tandis qu’un arrière plus brillant ajoute une touche plus “bijou”. Cependant, cette brillance révèle vite les traces, ce qui agace au quotidien.
La certification IP54 protège contre la poussière et les projections. C’est rassurant pour la pluie fine, ou pour un trajet vélo tranquille. En revanche, cela ne positionne pas l’objet comme un produit sport extrême. Ce choix reste cohérent : Xiaomi vise ici le commuter, le télétravailleur, ou l’amateur de musique, plus que le runner intensif.
Confort : une moyenne honnête, avec des détails qui comptent
La forme semi intra et la canule courte facilitent l’insertion. De plus, quatre tailles d’embouts aident à ajuster. Pourtant, le diamètre de la canule est un peu large, donc certaines oreilles sensibles fatiguent plus vite. Pour un usage long, ce détail devient central, surtout quand l’ANC pousse à garder les écouteurs plusieurs heures.
Une scène typique : une cheffe de projet en visioconférence enchaîne réunions et musique. Au bout de deux heures, les Buds 5 Pro Wi‑Fi restent supportables, mais ils n’atteignent pas la sensation “oubliable” des meilleurs. Ainsi, le confort est correct, mais pas un argument absolu. L’insight final : le confort ne se juge pas en cinq minutes, mais en demi-journée.
Boîtier compact, charge sans fil et petites astuces visuelles
Le boîtier est compact, et la charge par induction est bien présente. C’est un détail pratique, car un tapis Qi sur un bureau devient vite un réflexe. En revanche, la surface réfléchissante cumule poussière et empreintes. Pourtant, Xiaomi a une bonne idée : une transparence légère permet de vérifier si les écouteurs sont dedans. Ce petit confort visuel évite les mauvaises surprises avant de sortir.
Pour des choix d’équipement au quotidien, la logique est similaire à celle d’un ordinateur portable : le confort d’usage dépasse la fiche technique. À ce titre, un guide comme choisir un PC portable selon l’usage illustre bien cette méthode. Ici, les Buds 5 Pro Wi‑Fi demandent le même réflexe : vérifier si l’objet “colle” à une journée type.
Qualité audio et audio haute définition : triple transducteur, promesses et réalités
Architecture à trois haut-parleurs : ce que Xiaomi cherche à obtenir
Le choix le plus spectaculaire reste l’architecture audio. Chaque oreillette intègre un transducteur dynamique de 11 mm, un planaire, et un céramique de type piézoélectrique. Ainsi, Xiaomi vise une répartition des tâches : graves et médiums pour le dynamique, finesse et micro-détails pour les autres. Sur le papier, cela ressemble à une mini enceinte multi-voies, ce qui intrigue forcément.
De plus, Xiaomi met en avant un réglage sonore associé à Harman. Pourtant, la présence de trois sources sonores impose une cohérence de filtrage et d’alignement. Or, c’est souvent là que les designs complexes trébuchent. En conséquence, l’écoute peut sembler très définie, tout en manquant d’unité sur certains morceaux denses.
Signature sonore : du détail, mais une cohérence parfois fragile
La qualité audio se remarque vite sur des titres simples. Les voix sont lisibles, les basses sont présentes sans baver, et le niveau de détail est flatteur. Cependant, sur des mixages chargés, les aigus peuvent paraître instables. Ainsi, des cymbales ou des consonnes sifflantes ressortent de façon moins naturelle. Le sentiment n’est pas “mauvais”, mais il devient plus technique, presque clinique.
Un exemple parlant : sur un morceau électro riche en couches, la scène est projetée vers l’avant. Pourtant, l’aération latérale reste limitée, donc les instruments se mélangent plus que prévu. Dans ces conditions, le gain du lossless devient secondaire. Même en passant du AAC à un flux plus riche, la limite perçue vient davantage du tuning que du codec.
Tableau comparatif : Buds 5 Pro Wi‑Fi face aux alternatives premium
La comparaison aide, car les concurrents sont très solides. Les AirPods Pro 2 dominent l’intégration iOS, Sony vise une restitution très maîtrisée, et Samsung optimise l’écosystème Galaxy. Xiaomi répond par une approche réseau et un hardware très ambitieux. Le tableau ci-dessous synthétise les profils, afin de choisir selon priorité.
| Modèle | Point fort principal | Point à surveiller | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Xiaomi Buds 5 Pro Wi‑Fi | Connectivité Wi‑Fi et codecs très complets | Cohérence des aigus, dépendance à la compatibilité Xiaomi | Amateurs de techno et environnements radio saturés |
| Apple AirPods Pro 2 | Confort, ANC, intégration iPhone | Moins d’intérêt hors écosystème Apple | Utilisateurs iOS qui veulent du “sans effort” |
| Sony WF‑1000XM5 | Équilibre sonore et réduction de bruit très solide | Boîtier et ergonomie selon les oreilles | Auditeurs exigeants, voyages fréquents |
| Samsung Galaxy Buds3 Pro | Fonctions et optimisation Galaxy | Avantages réduits hors Samsung | Utilisateurs Android “Samsung first” |
Ce comparatif rappelle un point clé : la “révolution” ne vient pas toujours du son pur, mais du parcours complet. D’ailleurs, la logique se retrouve dans le gaming, où la latence et le sans-fil comptent autant que la signature sonore, comme le montre ce guide sur le casque gaming sans fil. Avec Xiaomi, l’innovation est d’abord réseau, puis acoustique.
Réduction de bruit, micros et appels : performance réelle en mobilité
ANC : efficace sur les basses, plus irrégulier sur le reste
La réduction de bruit annoncée comme très ambitieuse doit être remise dans un cadre concret. Dans les basses et bas-médiums, les Buds 5 Pro Wi‑Fi font bien le travail. Ainsi, le grondement d’un bus, la ventilation d’un open space ou un train deviennent nettement moins présents. En revanche, sur les fréquences médiums et certains aigus, l’atténuation est moins régulière. Résultat : les voix proches peuvent rester perceptibles.
Cette signature d’ANC n’est pas rare. Cependant, sur un produit premium, l’attente est plus haute. Pour un utilisateur, la sensation peut être étrange : un fond “silencieux”, mais des éléments humains qui traversent encore. C’est utile, mais pas une bulle parfaite. L’insight final est direct : l’ANC aide la concentration, sans effacer le monde.
Mode transparence : pratique, mais pas le plus naturel
Le mode transparence rend service pour commander un café ou entendre une annonce. Pourtant, la restitution des aigus manque parfois de naturel, ce qui “étouffe” l’environnement. Les voix passent, mais l’air autour se comprime. Ainsi, la fonction dépanne, sans devenir un plaisir d’écoute ambiant.
Dans une logique de sécurité, ce point compte aussi. En ville, un mode transparence crédible aide à percevoir un vélo ou une voiture. Ce type de compromis rappelle les débats autour de la protection et de la prévention, comme dans ce dossier sur la sécurité du domicile : rien n’est absolu, mais de bons réglages réduisent les risques. Ici, mieux vaut ajuster le niveau de transparence selon le contexte.
Microphones et IA : appels clairs, avec une légère “compression”
Avec trois microphones par oreille et un traitement IA, les appels sont convaincants en intérieur. La voix reste intelligible, et les plosives sont bien contrôlées. De plus, en extérieur, le bruit de fond baisse nettement, donc l’interlocuteur comprend. En contrepartie, la voix peut perdre un peu de texture, comme si un filtre lissait les nuances.
Ce comportement est fréquent sur les algorithmes modernes. Ils priorisent l’intelligibilité, car c’est ce que les gens veulent en mobilité. L’essentiel est donc atteint : l’appel passe bien, même si le rendu n’est pas “studio”. Et dans la vraie vie, c’est ce qui compte.
Autonomie batterie, multipoint, application : l’équilibre entre puissance et usage réel
Autonomie : solide en Bluetooth, plus exigeante en Wi‑Fi lossless
L’autonomie batterie est un critère décisif, car la meilleure technologie perd tout intérêt si elle tombe à plat à 16 h. En usage Bluetooth simple, sans ANC, les Buds 5 Pro Wi‑Fi tiennent environ une grosse journée de travail, avec des chiffres proches de 10 à 11 heures selon volume et codec. Avec ANC, l’endurance baisse, mais reste confortable, autour de 8 h 30 à 9 h dans de bonnes conditions.
En revanche, le mode le plus gourmand combine ANC et Wi‑Fi lossless. Là, l’autonomie peut descendre autour de 5 heures. Ce n’est pas ridicule, mais l’écart est net. Ainsi, la meilleure stratégie consiste à réserver le Wi‑Fi aux moments où il apporte un gain clair : transports denses, écoute attentive, ou streaming hi‑res à la maison.
Multipoint et stabilité : pratique, mais à manier selon les codecs
Le multipoint est indispensable en 2026, car la plupart des utilisateurs jonglent entre PC et smartphone. Les Buds 5 Pro Wi‑Fi le proposent, et cela simplifie la vie. Toutefois, comme souvent, l’activation du multipoint peut réduire l’accès aux codecs HD. Par ailleurs, de petites instabilités peuvent apparaître, comme une désynchronisation temporaire d’une oreillette.
Ce point ressemble à d’autres arbitrages tech. Par exemple, la gestion des périphériques ou des protocoles varie selon les plateformes, ce qui rappelle des sujets plus larges sur la fiabilité et la sécurité numérique, comme cet article sur des fuites et de la surveillance. Ici, la leçon est similaire : plus on empile de fonctions, plus la qualité d’exécution devient cruciale.
Application Xiaomi Earbuds et ergonomie des commandes
L’application Xiaomi Earbuds est riche, et l’interface reste lisible. Ainsi, l’utilisateur peut ajuster l’ANC, personnaliser les gestes, ou gérer la détection de port. Les commandes tactiles reprennent une logique “pincement + glissement”, ce qui fonctionne bien. Cependant, la réactivité n’est pas toujours parfaite, donc il faut parfois insister.
Pour un usage pro, un petit rituel améliore l’expérience : définir un profil “bureau” avec ANC modéré, et un profil “transport” plus agressif. Ensuite, garder le Wi‑Fi pour les moments où la stabilité est vraiment utile. Ce type d’optimisation rappelle aussi la gestion d’appareils à batterie, où le mode d’emploi fait la différence, comme sur les tondeuses à batterie : la technologie est bonne, mais c’est l’usage qui la rend excellente.
À ce stade, une question reste en suspens : le Wi‑Fi a-t-il surtout du sens pour l’audio, ou prépare-t-il un futur plus large des wearables ? La réponse se joue souvent dans les détails, et c’est ce qui mérite d’être surveillé sur la prochaine génération.
La connectivité Wi‑Fi des Xiaomi Buds 5 Pro remplace-t-elle le Bluetooth ?
Non. Le Bluetooth reste essentiel pour la compatibilité universelle et les usages rapides. Le Wi‑Fi sert surtout de mode premium, orienté stabilité et audio haute définition, quand le smartphone et l’écosystème le permettent.
Quel smartphone faut-il pour profiter du flux Wi‑Fi 24 bits/96 kHz ?
La meilleure expérience dépend d’une compatibilité spécifique côté Xiaomi, avec prise en charge native du pont Wi‑Fi Qualcomm Xpan. Dans la pratique, un modèle haut de gamme récent de la marque, comme le Xiaomi 15 Ultra, est mis en avant pour exploiter cette qualité.
L’autonomie batterie chute-t-elle beaucoup en mode Wi‑Fi lossless ?
Oui, surtout si la réduction de bruit est activée. En usage Bluetooth classique, l’autonomie peut approcher une journée de travail. En mode Wi‑Fi lossless + ANC, elle peut descendre autour de 5 heures, ce qui incite à réserver ce mode aux moments où il apporte un vrai gain.
La qualité audio est-elle au niveau des meilleurs écouteurs sans fil premium ?
Le niveau de détail est élevé, et la signature reste globalement maîtrisée. Cependant, la cohérence des aigus et la séparation sur les morceaux complexes sont moins convaincantes que sur certains concurrents premium, même si la connectivité Wi‑Fi apporte une stabilité remarquable.




