Test des Huawei FreeBuds Pro 5 : quand les nombres impairs jouent des tours

Chez Huawei, les écouteurs haut de gamme avancent par itérations rapides, et les FreeBuds Pro 5 en sont la preuve la plus claire. À peine un an après une génération déjà solide, la marque affine

Auteur: Ambre

Publié le: 27 février 2026 -

Chez Huawei, les écouteurs haut de gamme avancent par itérations rapides, et les FreeBuds Pro 5 en sont la preuve la plus claire. À peine un an après une génération déjà solide, la marque affine le concept plutôt qu’elle ne le renverse, tout en jouant une carte risquée sur le terrain du son. Dans ce test, le paradoxe saute aux oreilles : d’un côté, des performances très convaincantes en réduction de bruit et en appels, de l’autre une signature audio qui divise, comme si ce nombre impair avait déclenché un goût pour l’excès.

À 199 euros, les FreeBuds Pro 5 veulent bousculer la zone premium sans copier frontalement Apple, Sony ou Samsung. Pourtant, la comparaison s’impose, car l’ANC « Dual-Engine », la promesse d’audio très haut débit et l’ergonomie ultra complète les placent face aux références du moment. Reste la question la plus simple et la plus difficile : ces écouteurs sont-ils « au niveau » au quotidien, dans le métro, au bureau, en visio, et lors d’une session d’écoute longue ? Les réponses sont nettes, mais elles ne vont pas toutes dans le même sens.

Infographie récapitulative : Test des Huawei FreeBuds Pro 5 : quand les nombres impairs jouent des tours

En Bref

  • Huawei FreeBuds Pro 5 : positionnement premium à 199 €, avec un rapport équipement/prix agressif.
  • ANC très marqué, surtout dans les basses et bas-médiums, efficace dans les transports.
  • Kit mains-libres parmi les meilleurs : voix intelligible même en extérieur.
  • Autonomie en progrès : environ 6 h avec ANC, mais encore derrière certains rivaux.
  • Audio clivant : basses et aigus poussés, écoute parfois fatigante sur des morceaux dynamiques.

Test des Huawei FreeBuds Pro 5 : design, confort et choix techniques qui comptent

Le virage esthétique est visible, et il vise la discrétion. La tige anguleuse d’hier cède la place à une forme arrondie, plus consensuelle, tandis qu’un liseré métallique rappelle le positionnement premium. Ainsi, les FreeBuds Pro 5 deviennent des écouteurs « passe-partout », faciles à porter en open space ou en déplacement, sans attirer l’œil.

Le boîtier suit la même logique, avec une silhouette compacte et des arrondis proches de ce que le marché valorise depuis des années. Pourtant, un détail pratique ressort vite : l’indicateur de charge en cercle, qui donne une idée rapide du niveau de batterie. Ce n’est pas un gadget, car cela évite l’application pour une simple vérification.

Le confort se joue sur un choix souvent mal compris : l’approche semi-intra. La canule est large, mais elle reste très courte, ce qui réduit la sensation d’intrusion. De plus, quatre tailles d’embouts sont fournies, donc l’ajustement devient plus simple pour un plus grand nombre d’oreilles.

Cependant, l’absence d’embouts en mousse à mémoire de forme change l’équation. D’une part, l’isolation passive perd un peu d’efficacité sur les hautes fréquences. D’autre part, le maintien peut être moins sûr en activité sportive, surtout lors d’un enchaînement de mouvements rapides. Un exemple classique : une sortie course à pied avec des virages serrés et une capuche, où la stabilité devient plus aléatoire.

Sur la robustesse, Huawei marque un point net avec la certification IP57. Cette protection rassure pour la sueur, la pluie, et les séances où le boîtier finit au fond d’un sac. En pratique, cela permet de traiter ces écouteurs comme un outil du quotidien plutôt qu’un objet fragile.

Ergonomie : une des meilleures implémentations de commandes sur tige

Les commandes restent un atout majeur, car elles couvrent presque tout sans forcer l’usage du smartphone. Les pincements gèrent lecture et ANC, le balayage ajuste le volume, et les tapotements ajoutent des raccourcis. Certes, quelques hésitations existent sur la détection des tapotements, mais l’ensemble demeure très abouti.

Pour illustrer, un cas concret aide : dans un métro bondé, il devient possible de changer de mode de réduction de bruit, puis de baisser le volume, sans sortir le téléphone. Cette fluidité est souvent ce qui sépare un produit agréable d’un produit « seulement bon ». Au final, ce socle ergonomique prépare bien la suite, car la partie technologie repose aussi sur la maîtrise des usages.

Huawei FreeBuds Pro 5 : réduction de bruit Dual-Engine et mode transparence au banc d’essai

La promesse mise en avant par Huawei concerne l’ANC « Dual-Engine », annoncée comme capable de travailler jusqu’à 6 kHz. Sur le papier, c’est ambitieux, car beaucoup de systèmes sont surtout redoutables dans les basses. En pratique, l’effet le plus spectaculaire reste justement sur les basses et bas-médiums, ce qui correspond aux bruits de roulement, de ventilation, ou de rame.

Dans une rame de RER, l’atténuation du grondement devient franchement marquée, et c’est là que les FreeBuds Pro 5 impressionnent. En revanche, sur les fréquences plus élevées, l’écart avec la génération précédente paraît plus limité. Autrement dit, la sensation de « bulle » progresse, mais elle ne gomme pas tout, surtout quand des voix proches passent au travers.

Isolation passive : le compromis des embouts silicone

L’isolation passive est le premier filtre, et elle compte encore plus quand l’ANC atteint ses limites. Or, sans embouts en mousse, les aigus résiduels restent plus présents. Ainsi, une annonce en gare conserve un peu de mordant, même si elle devient moins gênante.

Ce compromis n’empêche pas les performances globales d’être solides. Toutefois, face aux ténors du secteur, un léger déficit se ressent sur certaines zones de médium, notamment autour des voix. Ce n’est pas un effondrement, mais plutôt un « creux » ponctuel qui rend l’atténuation moins homogène.

Mode transparence : utile, mais encore légèrement voilé

Le mode transparence se montre largement exploitable, ce qui compte pour un usage urbain. Pourtant, une baisse des très hautes fréquences rend l’environnement un peu moins naturel. En clair, les sons restent compréhensibles, mais ils perdent une pointe d’air.

Dans un café, par exemple, une discussion avec un serveur reste facile, et c’est l’essentiel. Néanmoins, la restitution ne donne pas toujours l’illusion d’une oreille « ouverte ». Cette nuance peut paraître mineure, mais elle devient visible quand l’utilisateur alterne souvent entre ANC et transparence.

Pour ceux qui cherchent des repères rapides, voici une liste de scénarios où l’ANC des FreeBuds Pro 5 se démarque le plus :

  • Transports : métro, bus, train, grâce à l’annulation efficace des basses.
  • Bureaux ouverts : climatisation, ronronnement de PC, fond sonore stable.
  • Avion : bruit de cabine mieux contenu, même si les aigus restent partiellement audibles.
  • Rue : trafic routier atténué, avec une intelligibilité vocale encore correcte en transparence.

Cette section met aussi en lumière un fil conducteur : Huawei sait faire une réduction de bruit impressionnante, mais la perfection se joue dans les détails. Or, ces détails prennent encore plus de poids quand la partie audio devient clivante, ce qui mène naturellement au chapitre suivant.

Qualité audio des FreeBuds Pro 5 : architecture deux voies, son en V… et excès du nombre impair

Sur le plan matériel, Huawei adopte une architecture à deux transducteurs qui vise à séparer les rôles. Un woofer est annoncé comme réduisant la distorsion de 45 % par rapport à celui des FreeBuds Pro 4, tandis qu’un transducteur planaire de 6 mm se charge des aigus. En théorie, cette combinaison peut offrir du détail sans sacrifier l’impact.

Le résultat n’est pas une catastrophe, loin de là, mais il est déroutant. La signature dite en V, courante sur des écouteurs premium, est ici poussée jusqu’à la caricature. D’abord, les basses prennent une place majeure, ensuite les haut-médiums et aigus montent fortement, ce qui donne une écoute spectaculaire mais parfois sèche.

Scène sonore et micro-détails : de vraies qualités, mais difficiles à exploiter

Sur des pistes calmes, l’effet peut être séduisant. Une prise de son jazz avec contrebasse et cymbales révèle une scène ample, et l’aération surprend pour un format aussi compact. De plus, le transducteur planaire apporte une sensation de finesse sur certains harmoniques.

Pourtant, dès que le morceau devient énergique, la fatigue s’installe plus vite. Les cymbales peuvent paraître dénaturées, et une sensation de compression subjective apparaît. Cette dynamique « trop brillante » finit par attirer l’attention sur elle-même, au lieu de servir la musique.

Égalisation : quand la personnalité sonore résiste aux réglages

L’application propose un égaliseur graphique complet, ce qui est appréciable. Cependant, la coloration est si marquée qu’elle ne se laisse pas corriger facilement. Baisser les aigus peut calmer l’agressivité, mais cela peut aussi enlever de la présence, donc l’équilibre reste difficile à atteindre.

Pour illustrer, un utilisateur qui écoute du rock moderne peut apprécier l’impact des grosses caisses, mais il risque de trouver les guitares trop incisives après trente minutes. À l’inverse, sur de la pop électronique, l’énergie supplémentaire peut fonctionner, car le mix est souvent déjà dense.

Ce contraste nourrit l’idée du « nombre impair qui joue des tours » : techniquement, Huawei a mis des ingrédients premium, mais l’assaisonnement divise. Or, un test d’écouteurs ne se limite pas au son, car les codecs, la connectivité et l’autonomie pèsent lourd dans l’expérience globale.

Connectivité, application et codecs : la technologie Huawei face aux standards 2026

Les FreeBuds Pro 5 misent sur une expérience logicielle moderne, avec une application dédiée sur iOS et Android. Sur Android, l’installation peut demander de passer hors Play Store, ce qui ne plaira pas à tout le monde. Toutefois, une fois en place, l’outil se montre clair, riche en réglages, et assez agréable à parcourir.

La gestion multipoint est un vrai plus, car elle correspond aux usages actuels. Par exemple, il devient simple de basculer d’un ordinateur de travail à un smartphone, sans manipulations interminables. De même, la stabilité Bluetooth est globalement solide en environnement urbain.

Codecs et limites : ambitions élevées, cases manquantes

Huawei met en avant un mode HWA sans perte à 2,3 Mb/s, ce qui vise les utilisateurs déjà intégrés à l’écosystème de la marque. C’est un argument fort sur le papier, car le marché valorise de plus en plus l’audio haute résolution. Pourtant, plusieurs absences comptent : pas de LDAC, pas d’AptX, et surtout pas de LE Audio.

En 2026, LE Audio devient un critère de longévité, car il ouvre la porte à une meilleure efficacité énergétique et à de nouveaux usages. Ainsi, l’absence ne ruine pas l’expérience, mais elle réduit le potentiel futur, notamment pour ceux qui changent souvent de smartphone.

Tableau comparatif : FreeBuds Pro 5 vs alternatives clés

Modèle Points forts marquants Points faibles notables Autonomie observée avec ANC
Huawei FreeBuds Pro 5 ANC très efficace dans les basses, micro excellent, IP57, commandes complètes Son déséquilibré et fatigant, pas de LE Audio, transparence un peu voilée Environ 6 h
Huawei FreeBuds Pro 4 Son plus maîtrisé, atténuation solide des basses, expérience globale cohérente Autonomie inférieure, génération précédente Environ 4 h 45
Samsung Galaxy Buds 4 Pro Restitution expressive mais mieux équilibrée, confort, IP57 Forces et faiblesses selon écosystèmes, ANC moins « spectaculaire » selon profils Variable, souvent compétitif
Sony WF-1000XM6 Référence sur l’autonomie et l’ANC global, profil sonore souvent plus réglable Tarif généralement plus élevé Souvent 9 h+
AirPods Pro (génération récente) Mode transparence très naturel, intégration Apple, équilibre sonore populaire Moins à l’aise hors iOS selon usages Environ 8 h 30 selon conditions

Ce tableau clarifie l’intention produit : Huawei veut une fiche technique premium à prix plus doux. Toutefois, la connectivité ne coche pas toutes les cases, et cela renvoie à la question centrale d’un test : à qui ces écouteurs conviennent-ils vraiment, au-delà des chiffres.

Autonomie, appels et usages réels : performances au quotidien et avis ciblés

L’autonomie progresse nettement par rapport à la génération précédente, et c’est une bonne nouvelle. Avec la réduction de bruit active, environ 6 heures ont été constatées, là où certains modèles restaient sous les 5 heures auparavant. Sans ANC, l’endurance grimpe autour de 8 h 45, ce qui devient confortable pour une journée de travail morcelée.

Le boîtier ajoute environ trois cycles, donc l’ensemble reste honnête pour des déplacements. Pourtant, face à des références qui dépassent régulièrement les 9 heures avec ANC, Huawei ne prend pas la tête du peloton. Ce n’est pas bloquant, mais cela impose une recharge plus régulière pour les gros consommateurs.

Kit mains-libres : un des meilleurs arguments des FreeBuds Pro 5

La partie microphonique est un point fort très concret. En environnement calme, la voix est naturelle, sans gonflement artificiel, et la compréhension reste immédiate. Ensuite, en extérieur, les algorithmes réduisent fortement les bruits de fond, ce qui rend les appels utilisables même au bord d’une avenue.

Un scénario fréquent illustre bien l’intérêt : une visio improvisée en sortie de gare, avec du vent et des annonces au loin. Dans ce cas, la voix reste intelligible, même si une légère altération du timbre apparaît. L’essentiel est là : les interlocuteurs n’ont pas besoin de faire répéter.

Profils d’utilisateurs : qui profitera le plus de ces écouteurs Huawei ?

Les FreeBuds Pro 5 s’adressent surtout à ceux qui privilégient l’efficacité globale, plus qu’une neutralité audiophile. D’abord, ils conviennent aux personnes sensibles au confort, grâce au format semi-intra. Ensuite, ils séduiront ceux qui veulent tout contrôler au doigt, car l’ergonomie est très aboutie.

Enfin, ils visent clairement les utilisateurs qui passent leur journée en appels. Dans ce cadre, l’avis le plus pertinent est simple : si les microphones priment sur la recherche d’un son parfaitement équilibré, ces écouteurs prennent un avantage réel. À l’inverse, si l’écoute musicale longue est la priorité, la signature démonstrative doit être testée avant achat, car elle ne pardonne pas toujours.

Cette dualité résume bien le produit : une base technologique solide, mais un choix sonore qui polarise, comme si ce fameux nombre impair avait poussé Huawei à tenter un coup de poker.

Les Huawei FreeBuds Pro 5 valent-ils le coup face aux AirPods Pro pour un utilisateur Android ?

Oui, car les FreeBuds Pro 5 offrent une ergonomie complète, un ANC très efficace dans les basses et un excellent kit mains-libres. En revanche, l’équilibre du son est plus clivant, et certaines fonctions d’écosystème restent à l’avantage d’Apple, même si cela concerne surtout les utilisateurs iPhone.

Le son des FreeBuds Pro 5 est-il adapté à tous les styles de musique ?

Pas forcément. La signature très accentuée dans les basses et les aigus peut être plaisante sur de l’électro ou de la pop, car l’impact est fort. Toutefois, sur du rock, du métal ou des morceaux riches en cymbales, l’écoute peut devenir fatigante plus vite que sur des écouteurs plus équilibrés.

La réduction de bruit active des FreeBuds Pro 5 est-elle vraiment efficace dans les transports ?

Oui, l’ANC est très convaincant, surtout sur les bruits graves comme le roulement du métro, du train ou la ventilation. Malgré tout, les hautes fréquences et certaines voix proches peuvent encore percer, notamment parce que l’isolation passive dépend d’embouts silicone.

Peut-on utiliser les FreeBuds Pro 5 pour travailler toute la journée en visioconférence ?

Oui, car la captation vocale est un point fort, avec une bonne intelligibilité même en extérieur. Cependant, l’autonomie avec ANC tourne autour de 6 heures, donc une recharge via le boîtier peut être nécessaire pour couvrir une très longue journée sans pause.

L’absence de LE Audio est-elle un vrai problème en 2026 ?

Ce n’est pas bloquant pour un usage actuel, car la connexion reste stable et le multipoint est présent. Toutefois, LE Audio devient un standard de longévité et d’efficacité, donc son absence peut compter pour ceux qui veulent garder les écouteurs longtemps ou profiter des évolutions Bluetooth à venir.

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