Le Nothing Phone 3 réunit un écran OLED de 6,67 pouces, une batterie de 5 150 mAh et quatre capteurs photo de 50 Mpx. Cette fiche technique accompagne une montée en gamme nette, facturée 849 euros avec 12 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. La version équipée de 16 Go de RAM et 512 Go coûte 949 euros. À ce niveau de prix, le constructeur londonien affronte directement le Samsung Galaxy S25, le OnePlus 13 et plusieurs modèles Xiaomi mieux armés sur les performances brutes.
Ce test du Nothing Phone 3 révèle un smartphone rapide, endurant et immédiatement reconnaissable. Son dos transparent accueille une Glyph Matrix circulaire qui remplace les bandes lumineuses des générations précédentes. Nothing OS conserve son interface utilisateur monochrome, ses nombreux widgets et une approche épurée d’Android. L’appareil photo gagne aussi un téléobjectif périscopique, tandis que la recharge filaire atteint 65 W. Quelques compromis demeurent : le poids de 218 g fatigue la main, la puce Snapdragon 8s Gen 4 reste derrière les meilleures références Qualcomm et la température peut fortement grimper pendant les tâches intensives.
En bref
- Le Nothing Phone 3 démarre à 849 euros avec 12 Go de RAM et 256 Go de stockage.
- Son écran OLED de 6,67 pouces fonctionne à 120 Hz et atteint 1 544 cd/m² en mode automatique selon les mesures du 01lab.
- La batterie de 5 150 mAh a tenu 17 h 20 lors du protocole mixte du laboratoire.
- Les quatre appareils photo, caméra frontale comprise, utilisent une définition de 50 Mpx.
- Nothing promet cinq générations de mises à jour Android et sept années de correctifs de sécurité.
- La recharge de 65 W remplit 28 % de la batterie en dix minutes dans le test fourni.
Test du design du Nothing Phone 3 : une identité forte et quelques contraintes
Le design du Nothing Phone 3 rompt avec l’organisation très symétrique adoptée par la majorité des smartphones premium. Son dos en verre révèle une composition faite de lignes parallèles, de vis apparentes et de blocs géométriques. Deux appareils photo prennent place dans des carrés alignés, tandis que le téléobjectif périscopique occupe une position volontairement décalée. Le résultat attire immédiatement le regard, particulièrement avec le coloris blanc qui souligne chaque élément graphique.
Cette construction reste cohérente avec l’identité développée depuis le premier téléphone de la marque. La transparence demeure partielle : elle expose une mise en scène industrielle sans révéler les composants électroniques sensibles. Le modèle noir se montre plus discret, mais conserve suffisamment de contrastes pour rester identifiable. Dans les deux cas, la finition apporte la densité attendue sur un appareil vendu plus de 800 euros.
Un grand smartphone lourd mais soigneusement assemblé
Avec 218 g sur la balance et une épaisseur proche de 9 mm, le Phone 3 impose une présence sensible en main. Un Galaxy S25 Plus pèse environ 190 g, tandis que le OnePlus 13 atteint 213 g. Ces écarts paraissent modestes sur une fiche technique. Ils deviennent perceptibles pendant une longue session de lecture, un trajet filmé à bout de bras ou une partie de jeu nécessitant une prise horizontale.
Les tranches métalliques légèrement biseautées facilitent la préhension. Le dos plat et les angles arrondis limitent aussi les points de pression, sans effacer la masse totale. Une coque ajoute encore quelques millimètres et plusieurs dizaines de grammes. Les utilisateurs habitués aux formats compacts devront donc manipuler le produit avant l’achat, car ses dimensions influencent directement le confort quotidien.
La qualité d’assemblage compense en partie cet encombrement. Les bordures de 1,87 mm entourant l’affichage sont régulières, un détail visuel important sur un mobile haut de gamme. Les boutons offrent une course précise et le retour haptique accompagne efficacement les actions tactiles. Le verre plat réduit également les contacts involontaires observés sur certains écrans incurvés.
Glyph Matrix : un mini-écran qui remplace les bandes lumineuses
La principale nouveauté extérieure se trouve dans le coin supérieur droit. La Glyph Matrix prend la forme d’une matrice circulaire monochrome composée de pixels. Elle affiche une horloge, le niveau de batterie, un chronomètre, un niveau à bulle ou un aperçu simplifié destiné aux autoportraits réalisés avec les caméras arrière. Neuf outils et animations sont proposés dans la configuration initiale.
Une zone tactile avec retour haptique permet de faire défiler les fonctions. Un appui court change d’outil, tandis qu’un appui prolongé déclenche l’action associée. Le positionnement décentré réclame une petite adaptation : le téléphone doit parfois être posé sur une table ou maintenu de biais. L’usage reste amusant, même si plusieurs fonctions reproduisent des informations déjà visibles sur l’écran principal.
La matrice peut aussi signaler les appels et les notifications. Des animations différentes permettent d’identifier un contact ou une application sans retourner le téléphone. Le système se désactive automatiquement pendant les horaires de sommeil configurés, ce qui évite les clignotements dans une pièce sombre. Nothing fournit par ailleurs un kit de développement afin que des applications tierces puissent exploiter cet affichage.
Une Essential Key trop proche du bouton de verrouillage
La tranche droite accueille le bouton d’alimentation et l’Essential Key. Cette seconde commande sert à capturer une image de l’écran, enregistrer une note vocale ou ouvrir Essential Space. Leur proximité entraîne des erreurs fréquentes : une pression destinée au verrouillage peut lancer un enregistrement. Un emplacement plus bas ou une texture différente aurait facilité leur identification au toucher.
Le test publié par 01net à partir des mesures du 01lab, dont la date de publication n’est pas indiquée dans les éléments fournis, souligne aussi ce problème ergonomique. Le média relève en parallèle la qualité des tranches métalliques, du dos en verre et des bordures régulières. Ces observations correspondent à un appareil bien construit dont certaines idées physiques manquent encore de maturation.
Le Phone 3 convient donc aux acheteurs qui veulent un objet distinctif et acceptent un grand format. Son esthétique technique fonctionne particulièrement bien sans coque opaque. Une protection transparente paraît plus logique pour conserver l’intérêt de la Glyph Matrix, tout en limitant les risques de rayures sur le verre arrière.
Écran et interface utilisateur du Nothing Phone 3 : une expérience cohérente
L’écran du Nothing Phone 3 repose sur une dalle OLED de 6,67 pouces avec un taux de rafraîchissement maximal de 120 Hz. Cette fréquence rend les défilements, les animations et les jeux compatibles nettement plus fluides qu’un affichage limité à 60 Hz. La technologie OLED assure des noirs profonds, puisque chaque pixel peut s’éteindre individuellement. Les vidéos et les interfaces sombres profitent directement de ce contraste élevé.
La définition offre une densité suffisante pour lire de petits caractères, consulter des plans ou regarder des contenus en haute résolution. Les bordures uniformes renforcent l’impression d’immersion. Le poinçon de la caméra frontale reste centré et discret, même s’il demeure visible sur les vidéos affichées en plein écran.
Luminosité et couleurs mesurées en laboratoire
Le 01lab a relevé 766 cd/m² lorsque la luminosité automatique n’est pas activée. Sous un éclairage intense, le mode automatique porte le pic à 1 544 cd/m². Ce niveau permet de consulter un itinéraire, de cadrer une photographie ou de répondre à un message en extérieur. Certains concurrents dépassent 2 000 cd/m² dans des conditions précises, mais l’écart concerne surtout les scènes HDR et les expositions directes au soleil.
La luminosité minimale descend à 2,12 cd/m². La lecture nocturne reste confortable avec le thème sombre et une température de couleur plus chaude. Une valeur encore plus basse aurait mieux convenu aux pièces totalement obscures, mais le réglage disponible évite déjà un éblouissement marqué.
La fidélité des couleurs varie selon l’espace utilisé. Le Delta E 2000 mesuré atteint 2,66 en DCI-P3, un résultat solide pour les films, les séries et les photographies exploitant cette gamme étendue. La mesure passe à 3,59 en sRGB avec le profil par défaut. Ce dernier résultat traduit des écarts plus visibles sur les contenus web et les applications courantes. Un changement de profil colorimétrique aide à obtenir une représentation plus neutre.
| Modèle | Taille d’écran | Taux maximal | Pic automatique mesuré | Delta E DCI-P3 |
|---|---|---|---|---|
| Nothing Phone 3 | 6,67 pouces | 120 Hz | 1 544 cd/m² | 2,66 |
| Xiaomi Poco F7 Pro | 6,67 pouces | 120 Hz | 615 cd/m² selon le protocole fourni | 3,91 |
| Samsung Galaxy S25 | 6,2 pouces | 120 Hz | Donnée non fournie | Donnée non fournie |
| OnePlus 13 | 6,82 pouces | 120 Hz | Donnée non fournie | Donnée non fournie |
Nothing OS et son langage visuel monochrome
Nothing OS s’appuie ici sur Android 15. Son interface utilisateur transforme les icônes compatibles en éléments noirs et blancs et reprend une typographie inspirée des matrices de pixels. Ce choix réduit les ruptures graphiques entre les applications, les widgets et les menus système. Il peut être désactivé pour retrouver des icônes colorées proches d’un Android classique.
Les widgets constituent l’un des points forts du logiciel. Horloge, météo, batterie, réglages rapides et commandes multimédias peuvent être réunis sur une page dense. Les tailles variables facilitent l’organisation de l’écran d’accueil. Le tiroir d’applications propose aussi un classement automatique en groupes, utile lorsque plusieurs dizaines de logiciels sont installés.
L’absence de nombreuses applications promotionnelles allège la première configuration. Les animations restent fluides et les menus suivent une logique assez proche d’Android standard. Un utilisateur venant d’un Pixel retrouve rapidement ses repères, tandis qu’un propriétaire de Samsung devra s’habituer à une organisation moins chargée en fonctions annexes.
Essential Space doit encore démontrer son utilité
Essential Space centralise les captures d’écran, les mémos vocaux et les notes créées avec l’Essential Key. Un appui simple effectue une capture, un appui prolongé démarre un enregistrement et une double pression ouvre l’espace associé. Une fonction d’intelligence artificielle peut produire un résumé à partir d’un fichier audio.
Carl Pei, dirigeant de Nothing, a indiqué qu’un utilisateur sur cinq se servait de cette fonction au moins une fois par semaine, sans date précisée dans les données disponibles. Ce taux montre une adoption limitée pour une commande disposant de son propre bouton physique. Le classement automatique peut néanmoins servir pendant une réunion, un cours ou une recherche de produit impliquant plusieurs captures.
Le suivi logiciel annoncé couvre cinq générations d’Android et sept années de correctifs de sécurité. Cette politique réduit l’écart avec Google et Samsung, deux références du support prolongé. Elle améliore aussi la valeur du téléphone sur le marché de l’occasion, sous réserve que la fréquence réelle des mises à jour reste régulière pendant toute la période.
L’ensemble logiciel conserve une personnalité marquée sans compliquer les opérations ordinaires. La cohérence graphique, la fluidité et les widgets constituent des bénéfices immédiats. Essential Space et la Glyph Matrix relèvent davantage de fonctions spécialisées, dont la pertinence dépend du rythme d’utilisation.
Performances du Nothing Phone 3 : rapide au quotidien, chaud sous forte charge
Le Nothing Phone 3 utilise le Snapdragon 8s Gen 4 de Qualcomm. Cette puce haut de gamme se place sous le Snapdragon 8 Elite dans la hiérarchie du fabricant. Elle accompagne 12 ou 16 Go de RAM selon la configuration, une quantité confortable pour conserver de nombreuses applications en mémoire et passer rapidement d’un service à l’autre.
Les opérations courantes ne posent aucune difficulté. Le lancement d’une application, le traitement d’une photographie, la navigation web et le passage entre plusieurs réseaux sociaux s’effectuent sans ralentissement notable. Le stockage rapide réduit les temps de chargement, tandis que les animations à 120 Hz renforcent la sensation de réactivité.
Une puissance suffisante sans record dans les benchmarks
Le Snapdragon 8s Gen 4 n’offre pas le meilleur résultat possible dans les tests synthétiques. Face au Poco F7 Pro équipé d’un Snapdragon 8 Gen 3, le Phone 3 peine à creuser un avantage constant sur Geekbench et AnTuTu d’après les résultats fournis. Cette situation montre que la génération d’une puce ne suffit pas à déterminer sa position réelle : l’architecture, les fréquences et le refroidissement influencent fortement le score final.
Dans un usage concret, cette différence reste difficile à percevoir. Les applications de cartographie, les services de streaming et les outils de retouche légère fonctionnent avec une grande fluidité. L’export d’une vidéo longue ou le calcul d’un filtre complexe peut en revanche prendre davantage de temps que sur un téléphone équipé du Snapdragon 8 Elite.
La capacité de mémoire vive apporte une marge appréciable. Douze gigaoctets suffisent déjà pour la majorité des usages. La version 16 Go s’adresse surtout aux utilisateurs qui conservent de nombreux jeux et logiciels créatifs ouverts, ou qui comptent garder leur appareil plusieurs années. Les 512 Go de stockage associés représentent souvent un argument plus concret que les 4 Go de RAM supplémentaires.
Jeux vidéo et stabilité des fréquences
Les jeux Android exigeants tournent dans de bonnes conditions avec un niveau graphique élevé. Les titres compétitifs capables d’exploiter 90 ou 120 images par seconde bénéficient de la dalle rapide. Pour les productions les plus lourdes, une réduction légère des ombres ou de la définition interne aide à stabiliser la fréquence d’images pendant les longues parties.
Le principal point de vigilance concerne la dissipation thermique. Pendant le test de chauffe communiqué par le 01lab, la batterie a dépassé 52 °C. Une telle valeur se situe nettement au-dessus de la plage confortable pour la main et peut accélérer le vieillissement chimique si elle se répète. Le système réduit alors ses fréquences afin de limiter la température, ce qui affecte les performances prolongées.
Cette chauffe apparaît surtout pendant un benchmark, un jeu lourd, une longue capture vidéo ou une recharge rapide menée simultanément à une activité intensive. La navigation, la messagerie et la lecture multimédia sollicitent beaucoup moins le processeur. Retirer une coque épaisse et éviter de jouer pendant la recharge réduit la chaleur accumulée.
Un positionnement délicat face aux concurrents
À 849 euros, le Nothing Phone 3 croise le Galaxy S25 et le OnePlus 13 lorsqu’ils bénéficient de promotions. Le modèle Samsung propose un format plus compact et un écosystème logiciel très développé. Le OnePlus dispose d’une batterie de 6 000 mAh, d’une recharge plus rapide et d’une puce plus puissante. Le Poco F7 Pro coûte généralement moins cher tout en offrant des résultats synthétiques compétitifs.
Nothing répond avec son interface distincte, son design transparent et une politique de support étendue. Ces éléments n’augmentent pas un score AnTuTu, mais ils participent à l’expérience globale. L’achat se défend davantage pour la cohérence du produit que pour un rapport entre le prix et la puissance pure.
- La version 12 Go et 256 Go couvre les usages courants, les jeux et la photographie mobile.
- La configuration 16 Go et 512 Go convient aux grandes bibliothèques vidéo et aux applications lourdes.
- Les longues sessions de jeu réclament une surveillance de la température.
- Le mode 120 Hz améliore la fluidité, avec un impact mesurable sur la consommation.
- Un chargeur 65 W compatible est nécessaire pour atteindre la puissance maximale annoncée.
Le test de performances place donc le Phone 3 dans la catégorie des modèles rapides et polyvalents. Il ne domine pas son segment sur les calculs lourds et son échauffement impose une réserve pour le jeu intensif. Les usages quotidiens profitent malgré tout d’une exécution rapide et stable.
Appareil photo du Nothing Phone 3 : quatre capteurs de 50 Mpx
L’appareil photo du Nothing Phone 3 repose sur quatre capteurs de 50 Mpx en comptant la caméra frontale. Le module principal utilise un capteur de type 1/1,3 pouce, une ouverture f/1,68, un autofocus et une stabilisation optique. Cette grande surface photosensible favorise la collecte de lumière et réduit le temps de pose dans les scènes sombres.
L’ultra grand-angle emploie un capteur de type 1/2,76 pouce avec une ouverture f/2,2 et un champ de 114 degrés. Le téléobjectif périscopique s’appuie sur un capteur de type 1/2,75 pouce, une focale équivalente à 70 mm et un grossissement optique 3x. Un zoom numérique jusqu’à 60x est disponible, avec une dégradation progressive des détails à mesure que le grossissement augmente.
Un capteur principal équilibré en plein jour
En journée, le module principal produit des images détaillées avec une exposition maîtrisée. Les couleurs restent prudentes et évitent les saturations excessives. Cette approche convient aux scènes urbaines, aux paysages et aux objets, car elle préserve une apparence assez naturelle. Le traitement manque parfois de caractère face aux rendus plus contrastés proposés par Google ou Samsung.
La plage dynamique conserve des informations dans les zones claires et les ombres. Une façade éclairée avec un ciel lumineux reste exploitable sans transformer les parties sombres en aplats noirs. Les textures fines, comme les feuilles ou les cheveux, peuvent toutefois perdre en précision après le traitement algorithmique.
Le capteur de 50 Mpx produit généralement des fichiers regroupés en une définition plus faible grâce au pixel binning. Cette technique combine plusieurs photosites pour améliorer la lumière et contenir la taille des fichiers. Le mode pleine définition sert surtout lorsque l’éclairage est abondant et qu’un recadrage important est envisagé.
Le téléobjectif périscopique apporte une vraie polyvalence
La focale équivalente à 70 mm facilite les portraits et les détails architecturaux. Le grossissement 3x évite de s’approcher physiquement d’un sujet et limite les déformations du visage rencontrées avec un grand-angle. La stabilisation aide à conserver une image nette, notamment lorsque la lumière diminue.
Au-delà du grossissement optique, le traitement numérique intervient de façon croissante. Les niveaux intermédiaires restent utilisables pour un partage sur messagerie ou réseau social. À 60x, les contours deviennent artificiels et les textures fines disparaissent. Cette valeur maximale sert principalement à identifier un élément éloigné, comme un panneau ou un numéro.
Le mode miroir de la Glyph Matrix utilise les capteurs arrière pour réaliser un autoportrait. L’affichage circulaire donne une indication simplifiée du cadrage. Cette solution permet de profiter du module principal, plus performant que la caméra frontale, même si le petit nombre de pixels ne remplace pas un véritable écran secondaire.
Ultra grand-angle, portraits et photographie nocturne
L’ultra grand-angle couvre une scène large sans imposer un recul important. Il se montre utile dans une pièce étroite, devant un bâtiment ou pour photographier un groupe. Son capteur plus petit capte moins de lumière que le module principal. Les bords présentent aussi une baisse de netteté, phénomène courant avec cette catégorie d’objectif.
La nuit, le mode dédié combine plusieurs expositions afin de récupérer les détails. Il parvient à éclaircir une rue ou une façade tout en contenant certaines sources lumineuses. Le traitement demande de maintenir le téléphone stable pendant quelques secondes. Les sujets mobiles risquent alors de présenter du flou ou des contours dédoublés.
Le mode portrait se montre moins constant. Le détourage fonctionne correctement sur une silhouette simple, mais il peut hésiter avec les cheveux, les lunettes ou les objets transparents. L’intensité du flou mérite d’être réduite pour éviter un rendu artificiel. Le téléobjectif 3x fournit la perspective la plus flatteuse lorsque la lumière disponible reste suffisante.
La caméra frontale de 50 Mpx couvre un angle de 81,2 degrés. Elle offre assez d’espace pour intégrer plusieurs personnes dans le cadre. Sa haute définition ne garantit pas automatiquement un niveau de détail supérieur, car la taille du capteur et le traitement jouent un rôle majeur. En visioconférence, la qualité dépendra également de la compression appliquée par le service utilisé.
La configuration photographique couvre donc les focales essentielles avec une définition homogène. Le capteur principal et le zoom 3x donnent les résultats les plus réguliers. Le portrait logiciel et le très fort grossissement affichent davantage de limites, sans remettre en cause la polyvalence générale du système.
Autonomie et recharge du Nothing Phone 3 : une journée intensive assurée
La batterie du Nothing Phone 3 affiche une capacité de 5 150 mAh, soit une hausse de 17 % par rapport au Phone 2. Nothing utilise une formule intégrant du silicium-carbone afin d’augmenter la densité énergétique sans agrandir excessivement l’accumulateur. Cette capacité se situe entre les 4 000 mAh du Galaxy S25 et les 6 000 mAh du OnePlus 13.
Dans le protocole mixte du 01lab, le téléphone a fonctionné pendant 17 h 20 avant d’atteindre 5 % de charge. Le Galaxy S25 a obtenu 18 h 21 dans le même exercice, contre 22 h 10 pour le OnePlus 13 et 13 h 27 pour l’iPhone 16. Ces chiffres dépendent du protocole utilisé et ne représentent pas directement le nombre d’heures entre deux branchements.
Une endurance cohérente avec les usages quotidiens
Une charge complète couvre une journée soutenue composée de navigation, photographie, musique, vidéo et réseaux mobiles. Un usage plus modéré peut prolonger l’autonomie jusqu’au lendemain matin ou en début d’après-midi. Les jeux, la vidéo en haute luminosité et le partage de connexion accélèrent nettement la décharge.
Le Labo Fnac a attribué quatre étoiles sur cinq au téléphone et mesuré une endurance proche de 15 h 30 avec son propre protocole, dont la date n’est pas fournie. L’écart avec les 17 h 20 du 01lab s’explique par les scénarios, la luminosité, les réseaux et les séquences d’applications. Les deux mesures indiquent une endurance solide, sans placer le modèle au niveau du OnePlus 13.
L’écran OLED contribue à limiter la consommation lorsque l’interface sombre de Nothing OS est utilisée. Les pixels noirs restent éteints. Le mode 120 Hz, la luminosité extérieure et l’affichage permanent produisent l’effet inverse. Le réglage automatique du taux de rafraîchissement représente le compromis le plus équilibré.
Recharge de 65 W et chargeur vendu séparément
La recharge filaire atteint 65 W, contre 45 W sur la génération précédente. Aucun adaptateur secteur n’accompagne le téléphone. Un bloc compatible avec les standards requis doit donc être acheté séparément ou récupéré d’un autre appareil. Un chargeur affichant 65 W ne garantit pas systématiquement la puissance maximale si son protocole de négociation diffère.
Avec un adaptateur Anker de 65 W, le laboratoire a mesuré un pic de 63 W. La batterie récupère 28 % en dix minutes et atteint 50 % en 22 minutes, contre 19 minutes annoncées par Nothing. La charge complète demande 1 h 05. Le Galaxy S25 nécessite 1 h 32 dans le tableau fourni, alors que le OnePlus 13 termine l’opération en 39 minutes.
| Modèle | Capacité | Autonomie mixte | Charge en 10 minutes | Charge complète |
|---|---|---|---|---|
| Nothing Phone 3 | 5 150 mAh | 17 h 20 | 28 % | 1 h 05 |
| Samsung Galaxy S25 | 4 000 mAh | 18 h 21 | 19 % | 1 h 32 |
| OnePlus 13 | 6 000 mAh | 22 h 10 | 41 % | 39 minutes |
| Apple iPhone 16 | 3 561 mAh | 13 h 27 | 22 % | 1 h 52 |
Prix, configurations et avis d’achat
Le modèle de base coûte 849 euros avec 12 Go de RAM et 256 Go de stockage. La déclinaison 16 Go et 512 Go atteint 949 euros. Une différence de 100 euros double l’espace disponible et ajoute 4 Go de mémoire vive. Le supplément se justifie pour la vidéo, les jeux volumineux et une conservation de plusieurs années sans recours fréquent au stockage en ligne.
À son tarif de départ, le Phone 3 doit composer avec des promotions régulières sur le Galaxy S25 et le OnePlus 13. Samsung garde l’avantage pour le format compact et la maturité de son écosystème. OnePlus domine sur l’endurance, la recharge et la puissance prolongée. Nothing conserve un avantage évident pour les utilisateurs attirés par une interface dépouillée et une apparence peu commune.
Le smartphone présente aussi un meilleur équilibre que certaines générations antérieures de la marque. Le téléobjectif périscopique corrige un manque important, la capacité de batterie progresse et le support logiciel devient crédible pour un achat durable. Le processeur et la dissipation thermique empêchent toutefois de le considérer comme la référence technique de sa catégorie.
La version 12 Go et 256 Go constitue le choix le plus rationnel pour un usage général. Les 100 euros économisés peuvent financer un chargeur compatible et une protection transparente. La déclinaison 512 Go devient pertinente lorsque les vidéos locales, les jeux et les prises de vue en haute définition occupent déjà une place importante.
On en dit quoi ?
Le Nothing Phone 3 mérite une recommandation pour son écran bien calibré en DCI-P3, son autonomie rassurante et son interface utilisateur cohérente. Son design constitue un argument concret pour les acheteurs lassés des blocs photo rectangulaires et des logiciels chargés. À 849 euros, le Snapdragon 8s Gen 4 et la chauffe relevée sous forte charge affaiblissent néanmoins son rapport prix-performances. La configuration 12 Go et 256 Go offre l’équilibre le plus convaincant, surtout lorsqu’elle bénéficie d’une remise.
Le Nothing Phone 3 accepte-t-il une carte microSD ?
Aucun lecteur microSD n’est mentionné dans la fiche technique fournie. Il faut donc choisir la capacité interne dès l’achat. Les 256 Go conviennent à un usage classique, tandis que les vidéastes, les joueurs et les utilisateurs conservant beaucoup de fichiers locaux profiteront davantage des 512 Go.
Un chargeur est-il inclus dans la boîte ?
Le smartphone est vendu sans adaptateur secteur. Pour exploiter sa recharge filaire pouvant atteindre 65 W, un bloc compatible doit être utilisé. Le test communiqué a été réalisé avec un chargeur Anker de 65 W, qui a permis de mesurer un pic de 63 W.
La Glyph Matrix peut-elle être désactivée ?
Oui. La matrice circulaire peut être coupée dans les réglages et programmée pour rester inactive pendant les horaires de sommeil. Cette option évite les animations lumineuses nocturnes tout en conservant les notifications visuelles pendant la journée.
Quelle version du Nothing Phone 3 choisir ?
La version 12 Go et 256 Go répond aux besoins de la majorité des utilisateurs. Le modèle 16 Go et 512 Go devient intéressant pour stocker de nombreuses vidéos, installer plusieurs jeux lourds ou conserver le téléphone sur une longue période sans dépendre du cloud.
Le Nothing Phone 3 convient-il aux joueurs intensifs ?
Sa puissance suffit pour faire fonctionner les jeux Android exigeants avec des réglages élevés. La température de la batterie a toutefois dépassé 52 °C pendant un test de chauffe. Les longues sessions réclament donc quelques précautions, notamment éviter la recharge simultanée et les coques très isolantes.
Note de datation : les valeurs DATE_PUBLICATION, DATE_SOURCE et DATE_EVENEMENT n’ont pas été fournies ; le traitement reste donc atemporel malgré le contexte éditorial de 2026.




