En bref
- 🛑 Fin imminente des réseaux 2G dès avril 2026 par zones, extinction de la 3G d’ici 2028.
- 🏢 Ascenseurs en péril : près de la moitié des 650 000 cabines dépendent encore d’analogique, 2G ou 3G.
- 📞 Sans mises à jour, les téléalarmes cessent de fonctionner, et des appareils doivent être mis à l’arrêt par sécurité.
- 📶 Solutions viables : VoLTE 4G, LTE‑M, NB‑IoT, SIM multi‑opérateur et boîtiers GSM de nouvelle génération.
- 🧭 Urgence opérationnelle : audit, planification par lots, tests de réception, batteries de secours, supervision.
- ⚖️ Accessibilité et continuité de service, avec un lien aux dispositifs d’inclusion et aux droits des usagers ♿ — voir les informations liées à la carte mobilité inclusion 🚆.
Le calendrier d’extinction des réseaux 2G et réseaux 3G se précise par zones et par opérateur. Le sujet dépasse largement le dossier des vieux téléphones. Il touche la connectivité mobile de milliers d’objets critiques, dont les téléalarmes des ascenseurs. Dans ce reportage ancré sur le terrain, techniciens, syndics et fabricants décrivent une bascule à la fois technique et logistique.
La réalité est crue : sans mises à jour rapides, le fonctionnement de nombreux dispositifs basés sur l’analogique, la 2G ou la 3G devient aléatoire. Certaines cabines pourraient être immobilisées pour des raisons de sécurité. Pourtant, des solutions existent et se déploient déjà, du VoLTE au LTE‑M, avec des architectures plus robustes, une meilleure disponibilité réseau et une supervision en temps réel.
Principales conclusions
- ✅ Les parcs doivent auditer leurs installations, prioriser les sites sensibles et engager une migration par vagues.
- ✅ Les boîtiers VoLTE/LTE‑M avec SIM multi‑opérateur offrent aujourd’hui le meilleur compromis fiabilité/coût.
- ✅ L’urgence est réelle : la première vague d’extinction intervient dès avril 2026 dans certaines zones.
- ✅ Le péril principal concerne la téléalarme et la conformité réglementaire, pas seulement la voix grand public.
- ✅ L’accessibilité reste centrale pour les usagers fragiles ♿ ; rappel utile des droits via les dispositifs d’inclusion pour la mobilité.
REPORTAGE — Téléalarmes d’ascenseurs: la fin des 2G/3G déclenche une course contre la montre
Dans une copropriété du 19e arrondissement, un technicien met la cabine à l’arrêt, affiche de chantier à l’appui. La mission paraît simple, mais elle est déterminante. Il faut basculer une téléalarme encore branchée sur une ligne analogique vieillissante vers un boîtier GSM/4G compatible VoLTE.
Le geste est précis. Il relie l’alimentation, connecte le transmetteur de la cabine, puis enclenche la recherche de réseau. La procédure comporte ensuite un appel test vers la centrale. Sans ce test, la conformité n’est pas acquis. Le contexte renforce la tension : la fin imminente des réseaux 2G approche, et le planning des opérateurs varie selon les territoires.
Un parc massif encore dépendant d’anciennes technologies
Près de la moitié des 650 000 ascenseurs français utilisent encore une ligne analogique, la 2G ou la 3G pour leur alarme. Beaucoup d’immeubles cumulent plusieurs contraintes : gaines profondes, murs épais et armatures qui atténuent le signal. Le risque est clair. Si la 2G s’éteint localement, l’appel d’urgence peut échouer.
Les ascensoristes recommandent un audit rapide. Ils identifient les cabines exposées et proposent la migration la plus adaptée. Les syndics doivent valider les devis, réserver des créneaux et informer les résidents. La chaîne décisionnelle doit rester courte, car la fenêtre de manœuvre se réduit semaine après semaine.
Calendrier morcelé, responsabilités partagées
Le planning d’arrêt des technologies legacy diffère par opérateur. Certaines zones pilotes basculent dès avril 2026, notamment dans le Sud‑Ouest. Ailleurs, les dates de coupure s’échelonnent jusqu’à la fin de l’année. Cette mosaïque complique la coordination des chantiers.
Côté obligations, l’ascensoriste doit déterminer si la téléalarme reste fiable après extinction et proposer une solution. Le propriétaire ou le syndic déclenche les travaux. Si la téléassistance n’est plus opérationnelle, la cabine doit être mise à l’arrêt. Personne ne souhaite en arriver là, mais la sécurité des passagers prévaut.
Accessibilité et continuité de service
Les ascenseurs soutiennent la vie quotidienne de millions de personnes. Les personnes âgées, les parents avec poussette et les personnes en situation de handicap comptent sur une téléalarme fiable. Le lien avec les conditions liées à la carte mobilité inclusion rappelle une priorité sociétale : l’accessibilité partout, tout le temps.
Garantir une alarme opérationnelle n’est pas qu’un enjeu technique. C’est un engagement de service public local. La migration vers des boîtiers VoLTE/LTE‑M renforce cet engagement par une connectivité plus robuste et une supervision continue.

Pourquoi la fin de la 2G/3G met en péril la téléalarme: architecture, normes et risques concrets
Une téléalarme relie un combiné en cabine à une centrale d’écoute, 24h/24. Le trajet n’est pas trivial. Le boîtier convertit la voix et les signaux DTMF, puis les envoie sur la couche radio. La plateforme d’écoute identifie la cabine, ouvre le canal vocal et déclenche l’intervention.
Historiquement, l’analogique puis la 2G ont assuré cette continuité. La 3G a pris le relais partiel. Aujourd’hui, l’arrêt progressif impose une migration vers la 4G et des services VoLTE. Sans cette mise à niveau, des appels se perdent ou ne s’établissent plus. Le fonctionnement devient aléatoire, donc non conforme.
Normes et réalités de terrain
Les normes d’alarme d’ascenseur exigent un test périodique, des redondances et une autonomie électrique. Le réseau doit passer dans des cages parfois blindées. Le signal peut chuter fortement. Des antennes déportées et des SIM multi‑opérateur limitent les zones d’ombre et améliorent la connectivité mobile.
La physique impose aussi ses limites. Un téléphone ou un modem n’émet pas en permanence. Pour comprendre ces phases de silence radio et mieux planifier les tests, voir quand un mobile n’émet pas d’ondes. Ce détail explique certains faux négatifs lors des essais rapides en gaine.
Cas concrets d’échec d’appel
Dans des immeubles anciens, des boîtiers 2G décrochent encore aujourd’hui. Demain, ils perdront le réseau. Des tests montrent des appels coupés dès que la cabine descend aux sous‑sols. Une antenne externe bien positionnée et la 4G VoLTE résolvent ces scénarios.
Les équipes mesurent le RSSI, le RSRP et la latence de mise en relation. Elles loggent la qualité de service sur plusieurs jours. Les données guident le choix entre VoLTE, LTE‑M ou NB‑IoT, selon la configuration.
Au-delà de la technique, la pédagogie compte. Les résidents doivent comprendre pourquoi un chantier se déroule en journée, et pourquoi la cabine se trouve temporairement à l’arrêt. L’enjeu est d’éviter un incident au moment critique.
Quelles technologies pour remplacer la 2G/3G: VoLTE, LTE‑M, NB‑IoT et SIM multi‑opérateur
La 4G VoLTE constitue la voie royale pour l’alarme vocale. Elle transporte la voix en IP avec priorité et délais maîtrisés. Les boîtiers récents intègrent un fallback vers LTE‑M pour les signaux et les tests, ce qui multiplie les chances d’établir la communication.
Le LTE‑M offre une meilleure pénétration en intérieur et une consommation réduite. Le NB‑IoT convient aux télémétries et aux checks périodiques, mais la voix reste l’apanage du VoLTE. Les architectures hybrides combinent souvent ces trois briques avec une SIM eUICC échangeable à distance.
Comparatif pragmatique
Les boîtiers VoLTE pur garantissent une voix claire et des temps de set‑up bas. Les solutions LTE‑M renforcent la portée, utiles en sous‑sol. Les firmwares avec VoLTE + LTE‑M autorisent des stratégies intelligentes : la voix passe en 4G, la télémétrie en LPWAN.
Les cartes SIM multi‑opérateur changent la donne. Elles s’enregistrent sur le meilleur réseau disponible. En cas de panne locale, le boîtier bascule vers un autre opérateur. Cette approche réduit les indisponibilités lors des maintenances nocturnes.
Sécurité, alimentation et supervision
Une téléalarme doit continuer à fonctionner même lors d’une coupure. Les boîtiers de dernière génération intègrent une batterie tampon dimensionnée pour plusieurs heures. Des alertes remontent quand la tension chute. La supervision cloud signale une chute de qualité radio avant la panne.
Des copropriétés sensibles privilégient le double acheminement. Une ligne IP mutualisée avec QoS sert de secours. La majorité des immeubles retiennent cependant un boîtier VoLTE bien installé avec antenne externe, solution la plus simple à maintenir.
Au moment de choisir, la qualité d’antenne, la certification et la politique de mises à jour logicielles priment. Les firmwares doivent rester maintenus plusieurs années. Les notes de version prouvent la réactivité du fabricant face aux évolutions réseau.
Plan d’action opérationnel pour les syndics et propriétaires: audit, budget, délais et communication
La première étape consiste à dresser un inventaire précis. Chaque cabine reçoit une fiche avec la technologie actuelle, l’état de la batterie, la puissance radio mesurée et l’accessibilité de la gaine. Cette base sert à prioriser les chantiers critiques.
Ensuite, il faut réserver les créneaux d’intervention. Les équipes opèrent par lots d’immeubles pour gagner du temps. Les boîtiers, SIM et antennes se commandent en avance pour éviter les ruptures. Un tampon de stock sécurise le planning.
Budget et arbitrages
Les coûts varient selon la complexité du site. Un remplacement simple avec un boîtier VoLTE, une SIM et un test revient souvent à quelques centaines d’euros. Une antenne déportée, un prolongateur et une alimentation dédiée font grimper la note. Les sites à risque exigent plus de temps.
Pour dimensionner l’effort, il convient d’intégrer la maintenance logicielle. Les mises à jour du firmware s’appliqueront à distance. Les plateformes sérieuses publient un historique de correctifs et des bulletins de sécurité. Une politique claire permet d’éviter des interventions inutiles.
Communication avec les résidents
Les affiches en hall et les mails expliquent les coupures temporaires. Un numéro d’assistance répond aux questions durant l’intervention. Cette transparence évite les tensions. Elle rappelle surtout que l’objectif reste la sécurité et la conformité.
- 🗂️ Inventorier chaque cabine avec technologie, RSSI et autonomie.
- 🧰 Planifier par lots, stocker boîtiers, SIM et antennes de rechange.
- 📡 Tester la réception à chaque étage et en sous‑sol.
- 🔋 Vérifier batteries, chargeurs et scénarios de coupure.
- 🧪 Valider un appel test et un essai de supervision.
- 🧾 Documenter le passage en VoLTE/LTE‑M, firmware et numéros de série.
Dans les immeubles à forte population fragile, les syndics rappellent aussi les droits et facilités de déplacement. Les informations sur les réductions SNCF liées à la carte mobilité inclusion aident les résidents à s’organiser lors des travaux. Le parallèle souligne l’importance d’une mobilité continue ♿.
Tests et retours du terrain: boîtiers GSM/4G, antennes et bonnes pratiques de pose
Les équipes techniques ont passé au banc plusieurs boîtiers VoLTE/LTE‑M. Le protocole de test inclut des appels répétés depuis la cabine à différents étages, la mesure du temps d’établissement et le suivi des pertes de paquets. Les essais durent plusieurs jours pour capter les variations réseau.
Un premier modèle se distingue par une excellente accroche radio mais une interface de supervision limitée. Un second offre une eUICC très souple et un journal d’événements détaillé. Un troisième se révèle moyen partout, mais régulier. Les choix dépendent donc des priorités du site.
Antennes, câblage et positionnement
Le gain d’une antenne mal placée chute drastiquement. Les poseurs favorisent une installation en toiture, câble court et rayonnage éloigné des structures métalliques. Des fixations robustes évitent les désalignements dus au vent. Les gaines saturées imposent parfois un passage alternatif.
Le blindage des portes et des parois reste un ennemi classique. Une antenne déportée avec base magnétique, placée hors du puits, change souvent la donne. La différence se lit immédiatement dans le RSRP et le RSRQ. Les journaux de supervision confirment la stabilité gagnée.
Alimentation et scénarios de panne
La batterie doit tenir plusieurs heures. Un test de coupure figure dans chaque recette. Les boîtiers les plus sérieux remontent une alerte bien avant la décharge critique. Cette anticipation laisse le temps de planifier un remplacement propre.
Enfin, il faut comprendre le comportement radio pendant les cycles de sommeil et de réattachement. Un équipement n’émet pas en continu. Pour approfondir ces fenêtres de non‑émission, consulter quand un téléphone n’émet pas d’ondes. Cette connaissance évite les diagnostics hâtifs lors des tests express.
Dernier point, mais essentiel : le volet humain. Les retours des résidents comptent. Un affichage clair, des délais tenus et une cabine rendue à l’heure construisent la confiance. L’accessibilité reste un impératif, au même titre que la sécurité. Pour les démarches connexes à la mobilité, les détails pratiques sur la carte mobilité inclusion et même les conditions de réduction SNCF pour les accompagnants offrent des repères utiles.
Que risque un ascenseur encore relié en 2G ou 3G après l’extinction ?
La téléalarme peut ne plus décrocher, l’appel peut échouer ou se couper. Par sécurité, la cabine peut être immobilisée. La migration vers VoLTE/LTE‑M avec supervision évite ce scénario.
Quelles solutions privilégier pour une téléalarme fiable ?
Un boîtier VoLTE pour la voix, avec LTE‑M pour la télémétrie, une SIM multi‑opérateur et une antenne déportée si besoin. Ajoutez une batterie tampon et un monitoring cloud.
Qui décide du remplacement du boîtier d’alarme ?
L’ascensoriste évalue la situation et propose une solution. Le syndic ou le propriétaire valide et planifie l’intervention. Un appel test clôture la recette.
Comment gérer les sites à faible réception ?
Réalisez des mesures par étage, installez une antenne externe, privilégiez VoLTE/LTE‑M et une SIM multi‑opérateur. Testez en charge et avec la cabine en mouvement.
Faut‑il prévoir un plan de communication ?
Oui. Annoncez les créneaux, affichez les étapes, donnez un contact d’assistance. Rappelez les enjeux d’accessibilité et la nécessité d’une téléalarme opérationnelle.



