Le clavier mécanique Roccat Vulvan TKL est aujourd’hui en test à la rédaction. Un clavier qui se démarque par une esthétique très particulière avec des switchs exposés, par ailleurs exclusifs au constructeur puisqu’ils sont co développpés avec TTC et surtout, des keycaps très low profile quasi sans bordure. On fait le point ensemble.

Description

  • Constructeur : Roccat
  • Modèle : Vulcan TKL
  • Type : Clavier mécanique
  • Format : TKL
  • Layout : ISO FR
  • Switchs : Roccat Titan
    • Longueur de course : 3,6 mm
    • Point d’actuation : 1,4 mm
    • Résistance : ~45G
    • Durée de vie : 50 millions d’activations
  • Keycaps
    • Matériaux : ABS
    • Profil :
  • Connectique : USB-C détachable
  • Rétroéclairage : RGB
  • Dimensions : 360 x 133,3 x 34 mm
  • Poids : 660 g
  • Garantie : 2 ans
  • Prix public : 129€

Le clavier

Au déballage, rien de folichon, le clavier est confortablement installé dans sa boite en carton et emballé dans un plastique de protection. On retrouve une notice d’utilisation et un câble en USB-C en guise d’accessoires.

Le clavier arbore une robe en aluminium brossé noir avec un liséré qui fait le tour de la case. Les switchs, les Roccat Titan, sont exposés sur la plate. Ces derniers sont légèrement moins haut qu’un Cherry et consorts, avec une course de 3,6mm et une actuation située à 1,4mm.

Le clavier dispose de deux boutons multimédia supplémentaires : une molette de contrôle du volume et un bouton pour couper/réactiver le son.

Test Roccat Vulcan TKL

Le câble USB-C se branche à l’arrière et au milieu du clavier. Sous ce dernier, on retrouve cinq larges patins antidérapant dont les deux du haut abritent deux pieds élévateurs rétractables.

Les switchs Roccat Tiant ont un housing entièrement translucide et un croisillon qui assure la compatibilité des keycaps avec les Cherry MX et similaires. Pour la translucidité des switchs, peut-être qu’un style semi-opaque aurait été préférable, c’est selon, mais il est vrai qu’avec ces keycaps plat presque sans rebords, c’est tout de suite très lumineux. Les diodes RGB sont placées dans la partie haute des switchs. Les stabilisateurs proposés sont quelque part similaire aux Cherry, avec, malgré un aspect plus imposant, un peu moins de qualité.

Les keycaps profitent donc d’un profil plat, légèrement et incurvé. Seules quelques touches, les R1 (hormis celles des règles directionnelles, bizarrement), ont un design bombé. Les keycaps sont faites d’ABS fin et le lettrage est positionné sur le haut afin de correspondre au mieux à l’emplacement des diodes RGB.

Enfin, on retrouve quelques raccourcis sur certaines touches, accessibles via la touche Function. de F9 à F12, on dispose d’un contrôle multimédia supplémentaire. Sur les flèches directionnelles et la touche Ctrl de droite, on retrouve de quoi gérer quelques effets de rétroéclairage à la volée.

 

À l'usage

On commence par l’aspect extérieur du clavier. Le design est clairement singulier et sera probablement le facteur de démarcation le plus fort face à la concurrence, avec ses keycaps plats et quasi sans rebords, donnant un aspect futuriste et laissant le rétroéclairage RGB des switchs très (très) visible. C’est un choix et heureusement qu’il est possible de régler la luminosité via le logiciel Roccat Swarm lors des sessions nocturnes dans un environnement très peu lumineux, autrement c’en serait presque aveuglant. Toujours en parlant du design, le rendu est propre. La plaque d’aluminium qui se pose sur la partie supérieure de la case est en aluminium brossé et un liseré fait le tour de cette dernière pour démarquer la séparation entre elle et le boitier, lui fait de plastique (de l’ABS épais).

Côté ergonomie, on note une symbiose très satisfaisante entre le profil très plat des keycaps et le format presque low-profile des switchs (3,6mm de coures total contre 4 pour les traditionnels Cherry MX et consorts). La sculpture des touches est légèrement incurvée sauf sur la R1 (excluant toutefois et bizarrement les quatre flèches directionnelles) où les touches sont concaves. Un choix atypique mais qui a sa pertinence aussi. On apprécie grandement cette molette de réglage de volume située dans le coin supérieur gauche du clavier. L’essayer, c’est l’adopter sans résistance. Repasser sur un autre clavier démuni d’une telle molette nécessitera un léger temps de réadaptation. Les switchs Roccat Titan sont par ailleurs très agréables à l’utilisation. Réactifs, précis et droits, leur course est instinctive et le plongeon est vraiment droit, même sur les touches au format spécial.

Pour ce qui est de la qualité de construction, nous ne sommes ni déçu ni surpris. Certes, le design est accrocheur et c’est très propre de l’extérieur, mais malheureusement cette plaque d’aluminium posée sur le dessus est inévitablement au sujet au phénomène de « ping » : entendez par là un bruit métallique légèrement résonnant lors de la frappe. Un phénomène récurrent selon plein de paramètre : des switchs exposés, une case peu lourde, une plate en aluminium ou assimilé et surtout, on retrouve encore et toujours des keycaps en ABS fin, un type de plastique qui, on le sait, se lustre assez rapidement avec le temps en plus de proposer une faible solidité. Enfin, les stabilisateurs (les « faux » switchs additionnels présents sur les grosses touches telles que l’Espace, Entrée, etc) sont dans la moyenne de ce qui se fait dans le milieu gamer, à savoir à peine passable dans le milieu des enthousiastes à cause du manque de droiture et de lubrification d’origine. Pas de surprise donc pour ceux qui n’ont pas connu de Varmilo, de Tada, de Filco ou autres claviers qui s’excusent, souvent à raison, d’un rétroéclairage aux petits oignons et d’un suivi logiciel conséquent au profit d’une qualité de construction et d’un choix de matériaux plus qualitatifs.

Pour terminer, le clavier est entièrement pris en charge par le logiciel unifié Roccat Swarm, qui permettra à l’utilisateur de gérer le rétroéclairage (couleurs, effets, intensité…), les profils, les macros, l’attribution des touches… Bref, du 100% complet comme d’habitude chez Roccat !

Conclusion

Le Vulcan TKL de Roccat et par extension, toute la série de claviers mécaniques Vulcan du constructeur proposent de bonnes idées pour se démarquer de la concurrence, notamment avec un design original et des swtichs maison vraiment intéressants, ainsi qu’une molette de contrôle du volume très appréciable.

Mais encore une fois et malheureusement le clavier n’échappera pas aux stabilisateurs moyens et aux keycaps en ABS fin de qualité moyenne qui se lustreront assez rapidement, sans oublier le ping intrinsèque au design et à la structure du clavier. On mise ici sur la vitrine esthétique plutôt que le réel souci de durabilité, mais comme toujours chez les constructeurs dits « gamers ». On attribue tout de même une médaille d’argent à ce clavier pour son suivi logiciel complet, ses switchs performants et sa prise de risque esthétique réussie.

 

 

 

  • 9/10
    Qualité de frappe - 9/10
  • 7/10
    Qualité de fabrication - 7/10
  • 7/10
    Nuisances sonores - 7/10
  • 9/10
    Design - 9/10
8/10

Roccat Vulcan TKL

roccat vulcan tkl amazon roccat vulcan tkl ldlcOn aime :

  • Design original
  • Profil des touches et switchs intéressants
  • Molette

 

On n’aime pas :

  • Trop lumineux ?
  • Keycaps en ABS fin
  • Stabilisateurs perfectibles
  • Ping
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