On vous propose aujourd’hui de faire le point sur la DX-120, une souris gamer de chez QPAD. Un mulot aux dimensions généreuses, chose qui se raréfie ces derniers temps, tout comme son poids. Malgré ce « retour en arrière » d’un point de vue ergonomique, on ne fait pas l’impasse sur les performances du capteur puisqu’elle embarque un capteur PixArt 3360. Voici notre test.

Caractéristiques

  • Constructeur : QPAD
  • Modèle : DX-120
  • Type : Souris filaire
  • Ergonomie : Dextre
  • Rétroéclairage : Oui (RGB)
  • Capteur optique : Pixart PMW 3360
  • DPI : 400 à 12,000
  • Tracking : 250 IPS Max
  • Nombre de boutons : 6
  • Switchs : Omron
  • Durée de vie : 20 millions de clics
  • Dimensions : NC (nos mesures approximatives : 132 × 72 × 45 mm)
  • Poids : NC (notre mesure approximative : 150 grammes)
  • Garantie : 2 ans
  • Prix public : 49€

La souris

Au déballage de la souris, absolument rien de surprenant en vue puisque la QPAD DX-120 n’est fournie avec aucun accessoire. Pas de patins de rechange, de capuchon pour le port USB ou quoi que ce soit.

La souris arbore donc une ergonomie dextre pour des dimensions totales nettement au-dessus de la moyenne avec des dimensions (approximatives, le constructeur ne les indique pas) de 132 × 72 × 45 mm. Il ne s’agira pas ici d’un mulot spécialement dédié aux jeux nerveux de type FPS, mais il appartient surtout aux joueurs de décider de leurs préférences sur la question. Question poids, le constructeur n’indique pas non plus combien pèse la souris, mais nos mesures relèveront approximativement 150 grammes, ce qui est devenu très rare aujourd’hui et encore plus pour les souris filaires.

À gauche, on retrouve deux boutons latéraux positionnés vraiment en hauteur, à la limite de la bordure. On constate que la souris intègre trois type de matériaux pour sa coque, avec un plastique mat sur le dessus, un liseré brillant sur les tranches et une texture plus caoutchouteuse en dessous ce des dernières pour le pouces, l’auriculaire et l’annulaire. À l’arrière, on retrouve le logo du constructeur rétroéclairé par une diode RGB, tout comme le contour de la base de la souris. La molette, par ailleurs assez proéminente, bénéficie également d’un rétroéclairage et un bouton situé sous celle-ci permettra de changer de pallier de DPI à la volée.

Souris la souris, rien de spécial à part deux larges patins aux esthétiques très géométriques de part et d’autre de la base et le capteur, un PixArt 3360. Enfin, le câble est certes protégé par une surcouche tressée, mais est très rigide.

 

À l'utilisation

Qualité de fabrication

On ne cache pas que nous restons très étonnés de certains choix, notamment de matériaux, retenus pour la construction de cette souris. Tout d’abord, le câble. Il s’agit ici d’un câble USB tressé et vraiment rigide. Cela fait tout de même quelques années déjà que tous les constructeurs s’attèlent à proposer des câble de plus en plus légers et souples au possible, jusqu’au point de pouvoir se faire oublier. Ici, QPAD propose véritablement un retour en arrière et bien nombreuses sont les situations où l’on ne peut pas dire, comme ici, que « c’était mieux avant ».

Deuxième point, la triplette de matériaux utilisés nous laisse également perplexe. Les constructeurs tendent aussi depuis des années à proposer des coques de plus en plus « unibody » lorsque cela est permis, question esthétique certes, mais nous ne voyons tout de même pas en quoi le liseré de plastique brillant peut apporter quoi que ce soit de qualitatif, aussi bien sur la question esthétique que pratique.

Ergonomie et prise en main

Le « poids lourd » qu’est cette DX-120 est aussi tout à fait contraire à la tendance actuelle qui est de minimiser le plus possible le poids d’une souris afin de faciliter sa glisse et son déplacement. Ici, le poids total est largement doublé par rapport à la tendance actuelle et même si l’on revenait encore quelques années en arrière, on serait toujours dans la moyenne haute. Ceci dit, la légèreté n’est pas un critère universellement positif et peut être même contre-productive pour un certain nombre de joueurs. En revanche, nous notons une incohérence entre le poids élevé de la souris et le choix des switchs sur les deux boutons principaux. Pour ces derniers, QPAD a opté pour le constructeur Omron avec un modèle de switch très léger. Le problème, c’est que l’ensemble du combo poids/dimensions avec cette très faible résistance des switchs ne fonctionne pas bien. La tension musculaire mise en œuvre pour déplacer la souris n’est en rien cohérence avec la résistance des switchs, il faut donc faire un véritable travail cérébral pour désynchroniser la tension musculaire sur l’index et le majeur avec le reste pour éviter les miss-clicks, une contrainte contre productive selon nous.

Réglages de la souris

Ici, pas de logiciel pour ajuster quoi que ce soit. C’est parfois, voire souvent un bon argument pour certains joueurs qui n’ont aucune motivation à se contraindre à acheter tous leurs périphériques chez un même constructeur pour n’avoir à installer qu’un seul logiciel que l’on espérera unifié dans ce genre de situation, ni dans le cas contraire à trop multiplier les logiciels pour pouvoir paramétrer leur setup. Par contre, beaucoup de fonctionnalités. Premièrement, pas de possibilité de régler le nombre de paliers de DPI, ni encore d’ajuster leurs valeurs. Il faudra donc composer avec les paliers proposés par le constructeur. De même, on oublie la possibilité de régler le LOD ou le polling rate. Enfin, pour le rétroéclairage RGB, une combinaison de boutons permettront de choisir entre plusieurs effets et couleurs.

 

Conclusion

Cette QPAD DX-120 plairait principalement à ceux qui cherchent une souris surtout confortable en bureautique qui puisse être utilisée sans ménagement en jeux. Avec ses formes généreuses et son capteur 3360, que l’on sait bien plus que suffisant pour les jeux même s’il existe plus « performant » encore et son lift-off distance de 2mm, très apprécié dans le milieu gaming, on reprochera peut-être à cette souris de ne pas être plus « transformable » que cela. On aurait notamment apprécié un système de variation du poids surtout à l’heure de la percée fulgurante des souris ultra-légères, mais aussi un rétroéclairage peut-être plus ambivalent.

Mais les deux points principaux qui nous chagrinent sur cette souris se reposent sur sa construction. En effet, il y a un déséquilibre en le poids de la souris et la tension musculaire qu’elle entraine pour être manipulée et la (trop) faible résistance des switchs Omron qui entrainent, dans notre expérience, des missclicks. Toujours sur les finitions, l’utilisation apparent de trois matériaux différents sur la coque manqueront de donner un peu de cohésion à l’ensemble, mais ce n’est qu’un détail esthétique. Enfin, la rigidité du câble ne reflète en rien les avancées en matière de souplesse et de légèreté que l’on voit maintenant à peu près partout, surtout sur cette gamme de prix.

 

QPAD DX-120
  • 6/10
    Qualité de fabrication - 6/10
  • 7/10
    Confort et ergonomie - 7/10
  • 9/10
    Performances - 9/10
7.3/10

Résumé

Test QPAD DX-120On aime :

  • Prise en main
  • Capteur pertinent
  • Pas de logiciel

 

On n’aime pas :

  • Poids non ajustable
  • Construction un peu désuète
  • Rétroéclairage fade
  • Switchs trop sensibles
  • Câble rigide

 

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