Ça y est, la catégorie impression 3D ouvre officiellement ses portes avec ce premier test !

Aujourd’hui, c’est Dagoma qui est à l’honneur avec le test de leur dernière imprimante, j’ai nommé la DiscoEasy200.

Dagoma est une entreprise française, basée à Roubaix, spécialisée dans la conception et la vente d’imprimantes 3D et de filament.

Dagoma

Découvrons dès maintenant ce que vaut leur produit !

[nextpage title = « Fiche technique »]

Quelques caractéristiques importantes de l’imprimante :

  • Taille : 370x370x370 mm
  • Volume d’impression : 200x200x200 mm
  • Précision maximum : 100 microns
  • Vitesse d’impression : 30 à 100mm par seconde
  • Matériau imprimable : PLA
  • Diamètre filament : 1.75mm
  • Diamètre buse : 0.4mm
  • Poids : 5kg

Bon allez, c’est parti, partons à la découverte de la machine !

[nextpage title = « La DiscoEasy 200 »]

A la réception de l’imprimante, nous vous avions fait un live Facebook du déballage ! Vous pouvez le regarder si vous voulez le revivre (début à environ 8 minutes) !

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La DiscoEasy200 nous est arrivée assemblée par les techniciens de chez Dagoma. Il faut savoir que cette imprimante est vendue en deux versions : la version en kit, à assembler soit-même en suivant le guide fourni par Dagoma à 299€ ou la version assemblée par les techniciens de chez Dagoma à 399€ (tout dépendra de votre aisance à faire des Mécano pour adultes !).

Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200

Une fois sortie du carton, l’imprimante se présente à nous ! Toutes les pièces en gris foncé et orange sont imprimées en 3D par d’autres imprimantes chez Dagoma. 40% de la structure de l’imprimante est composée de ces pièces. Comme vous avez pu le voir dans notre vidéo d’unboxing, l’imprimante est livrée avec :

  • Une spatule pour décoller les impressions
  • Une carte SD et son adaptateur USB
  • Un câble USB
  • Un échantillon de filament pour faire quelques premières impressions

L’imprimante se présente comme un « portique », où le plateau se déplace sur l’axe Y (avant-arrière) et la tête d’impression (en orange) sur l’axe X (gauche-droite) et l’axe Z (haut-bas).
L’ensemble de l’imprimante est composée de 5 moteurs (un pour l’axe X, un pour l’axe Y, deux pour l’axe Z et un dernier pour pousser le filament vers la tête d’impression).

L’axe Y et l’axe X sont gérés par un moteur entraînant une courroie permettant de déplacer les chariots sur des barres lisses avec des roulements à billes.
L’axe Z est, lui, géré par deux moteurs entraînant chacun une tige filetée permettant de faire monter la tête d’impression le long de deux barres lisses.

Dagoma DiscoEasy200

Le chariot est composé d’une tête d’impression E3D-V6, d’un palpeur inductif permettant de faire le nivellement automatique du plateau (c’est-à-dire repérer les quatre coins du plateau afin d’établir un plan de celui-ci et corriger les petits problèmes de parallélisme que l’on peut difficilement régler à la main).
On retrouve aussi 2 petits ventilateurs, l’un en charge de refroidir le dissipateur thermique de la tête d’impression (permettant d’éviter une fonte précoce du filament), le second à l’arrière est là pour refroidir la pièce en cours d’impression (afin de solidifier le plastique fondu).

Dagoma DiscoEasy200

Le plateau est recouvert de « blue-tape », du scotch de peintre permettant une adhérence correcte lorsque l’on ne possède pas de plateau chauffant. La DiscoEasy 200 permet d’imprimer des pièces jusqu’à des dimensions de 20x20x20 cm.

Dagoma DiscoEasy200

Tout comme pour un PC, le cable management et l’électronique sont très importants sur une imprimante 3D. Tout est extrêmement bien organisé sous la structure de la DiscoEasy.
Pour l’électronique on retrouve une carte de contrôle MKS reprenant l’architecture d’un Arduino Mega avec une RAMPS 1.4. Elle est alimentée par une alimentation 12V 5A.

Découvrons désormais les applications disponibles avec l’imprimante et imprimons nos premières pièces !

[nextpage title = « Les logiciels »]

Un premier logiciel que nous avons déjà présenté dans notre vidéo d’unboxing est l’application Dagom’App (avec laquelle nous avions eu un problème durant le live, il fallait l’exécuter en administrateur pour qu’elle fonctionne parfaitement).

Dagoma DiscoEasy200

Ce logiciel est super utile, il permet de mettre le firmware de l’imprimante à jour en quelques clics et surtout de régler la première couche d’impression de l’imprimante (qui est probablement LA plus importante pour une impression 3D, si cette couche est ratée l’ensemble de l’impression peut être ratée voir l’impression peut échouer).

Le second c’est le slicer, c’est-à-dire le logiciel permettant de transformer un objet 3D en un code que l’imprimante 3D va interpréter pour fabriquer notre objet. Ce slicer est un dérivé du slicer open-source Cura et il est censé être complètement optimisé pour la DiscoEasy 200.

 Dagoma DiscoEasy200Comme vous pouvez le voir sur cette capture d’écran, le logiciel Cura-by-dagoma est on ne peut plus simple. On sélectionne son filament parmi une liste préétablie, on choisit le taux de remplissage intérieur voulu, la qualité, si l’on veut des supports ou non et c’est prêt à être enregistré sur la carte SD pour être imprimé … mais ça, c’est la théorie.

Maintenant on passe à la pratique et on imprime ! Rendez-vous en page suivante.

[nextpage title = « Les impressions »]

Les impressions avec Cura By Dagoma

Dans un premier temps, pour tester l’imprimante avec ce que fournit Dagoma pour sa DiscoEasy 200 nous avons tenté des impressions avec leur slicer dit « optimisé » … quand je vous parlais de théorie tout à l’heure, c’était pas pour faire joli : malheureusement ce slicer minimaliste est, certes, simple d’utilisation, mais en l’état il ne permet pas d’imprimer grand-chose. Déjà, parce que la DiscoEasy 200 souffre d’un énorme problème de conception sur lequel je reviendrais juste après, mais en plus le slicer n’est pas adapté.

Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy 200

Dans un premier temps, on a voulu imprimer un petit pikachu low poly … Et là, arrive l’inefficacité du système de refroidissement censé refroidir la pièce en cours d’impression. Le flux d’air est très mal dirigé et ne permet pas au plastique de refroidir suffisamment avant que la tête d’impression revienne au même endroit. Ce qui engendre des couches qui se courbent aux extrémités. Plus grave encore, comme vous pouvez le voir sur la deuxième photo, le chariot de la tête d’impression vient taper dans les bords qui se relèvent, faisant donc bouger la tête d’impression et donnant un rendu relativement mauvais, arrachant même les pièces du plateau par moment.

Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200

En testant sur une plus grande pièce (toujours le Pikachu low poly), en se disant que l’intervalle entre deux passages de la buse au même endroit sera plus grand, on arrive à un résultat un peu meilleur, mais toujours ce gros défaut dû au système de refroidissement.
La mâchoire qui apparaît sur la pièce n’a pas du tout été dessinée par le créateur de la pièce, elle est due au fait que les bords de la queue se sont trop relevés, que le chariot de la tête d’impression est venu taper dans les bords courbés jusqu’à engendrer un décalage de couche. On peut aussi remarquer l’extérieur de la queue possède de nombreux défauts, toujours dus au mauvais refroidissement ainsi qu’à la vitesse trop élevée de l’impression qui n’est pas adaptée à ce système de ventilation.

Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200
Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200
Quelques derniers essais eux aussi ratés avec Cura By Dagoma.
Seules de grandes pièces simples sont imprimables avec Cura By Dagoma, c’est fort dommage.

Les impressions avec Simplify3D

Le slicer « optimisé » de Dagoma ne fonctionnant pas bien du tout, j’ai décidé d’utiliser mon slicer de prédilection permettant un réglage très poussé de chaque impression, me permettant ainsi de tester réellement l’imprimante et ses capacités à imprimer.

Et là, c’est le jour et la nuit par rapport aux résultats précédents. Pour arriver à de tels résultats, j’ai simplement réduit drastiquement la vitesse d’impression (disons que désormais elle savait s’adapter à la pièce et aux parties fines, etc… nécessitant un temps plus long de refroidissement).

Premier essai, un petit fantôme tout droit tiré de Pac-Man.

Dagoma DiscoEasy200 Dagoma DiscoEasy200

L’impression s’est déroulée sans problème et on peut enfin observer un résultat correct. On remarque un effet de wooble sur la surface du fantôme (comme des vaguelettes). Cet effet est dû au fait que Dagoma utilise des tiges filetées plutôt que des tiges trapézoïdales. C’est un défaut que beaucoup d’imprimantes DIY (Do It Yourself) entrées de gamme possèdent. Il est plus ou moins présent selon la surface des objets, ici on est en présence d’une surface bien « lisse », donc l’effet est décuplé.

Second essai, un bateau très connu dans le domaine de l’impression 3D, car il possède plein de challenges. Entre autres, des arcs de cercle, des porte-à-faux, des ponts (impressions au-dessus du vide entre deux points, comme sur le haut de la fenêtre carrée).

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Peu de choses à dire … Résultat très propre, si ce n’est quelques petits défauts toujours dus au système de refroidissement. Sinon dans l’ensemble c’est vraiment très propre.

Dernière impression et pas des moindres, un dragon …

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… ou du moins ce que j’ai pu en imprimer car, à cause d’un mauvais réglage (totalement de ma faute), il s’est décollé du plateau avant la fin …
Sinon résultat plutôt propre encore une fois, on remarque des défauts au niveau des ailes et des pattes arrières, autrement dit, dès lors qu’il est nécessaire d’avoir un refroidissement très efficace pour refroidir et solidifier le plastique très rapidement.

Voilà pour les différentes impressions réalisées avec la DiscoEasy 200 ! Passons désormais aux notes.

[nextpage title = « Conclusion »]Dagoma DiscoEasy200

La dernière née de l’entreprise roubaisienne promet d’être accessible à tous. Défi réussi ? En partie seulement. Elle est simple d’assemblage pour ceux qui veulent retrouver les souvenirs d’enfance qu’ils ont des Mécano et très bien assemblée par des professionnels compétents pour ceux qui ont peur de mettre les mains dans la mécanique.
Une fois prête à fonctionner, elle se règle simplement et voir votre premier objet se fabriquer fera briller vos yeux de grands enfants. L’application Dagom’App est un vrai bonheur à utiliser et permet vraiment de faire les premiers réglages très simplement.

Cependant, le slicer Cura By Dagoma n’est pas du tout adapté, il vous faudra très vite apprendre à utiliser un slicer plus poussé (rien de compliqué, rassurez-vous) si vous voulez obtenir des résultats corrects.

L’électronique qu’utilise la DiscoEasy 200 est très connue dans le domaine de l’impression 3D et est reconnue pour sa fiabilité et son évolutivité, aucun souci à se faire de ce côté-là.
Cependant, je reviens encore sur ce gros problème de refroidissement. Il y a de nombreux facteurs importants à ce qu’une impression tridimensionnelle soit réussie, autant la qualité de la mécanique que celle de la tête d’impression. Le système de refroidissement est lui aussi très important et ici Dagoma a voulu le revisiter pour sa deuxième imprimante… Malheureusement c’est loin d’être une réussite et sans ce défaut cette imprimante aurait été très bien.

Heureusement, Dagoma est suivie par une immense communauté qui s’amuse à upgrader les machines. L’un d’eux à justement modélisé un nouveau chariot améliorant grandement le système de refroidissement et ne nécessitant aucun nouveau composant, juste de réimprimer ce chariot afin de remplacer le précédent … quel regret que la DiscoEasy 200 n’intègre pas un tel système par défaut …

Dagoma DiscoEasy 200

Retrouvez la DiscoEasy 200 en kit à 299€
Retrouvez la DiscoEasy 200 assemblée à 399€

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