Nous vous parlions il y a peu du clavier Ultor qui provient du même constructeur allemand et nous en avions été vraiment satisfait. Aujourd’hui, on teste la souris Omnivi de chez Speedlink. Un gros mulot aux couleurs toutes autant chatoyantes (voire plus) qui propose pas moins de 10 boutons programmables.

Comme toujours la concurrence est solide dans le milieu et proposée à 69€, on vous donne notre avis sur le rapport qualité/prix de cette Omnivi.

 

Speedlink Omnivi

[nextpage title = « Fiche Technique »]
  • Constructeur : Speedlink
  • Modèle : Omnivi
  • Type : Souris gaming pour droitier
  • Dimensions : 87 × 131 × 52 mm
  • Poids : 145 grammes
  • Matériaux : Plastique, soft touch, aluminium
  • Câble : USB 1,8 m gainage renforcé
  • Rétroéclairage : Oui (7 couleurs)
  • Nombre de boutons : 10
  • Éditeur de macros : Oui
  • Réglage DPI à la volée : Oui (6 niveaux de 800, 1800, 2400, 4000, 8000 et 12 000 dpi)
  • Accélération : 50g
  • Vitesse de balayage maximale : 250 ips

Une fiche technique complète et qui propose un grand nombre de fonctionnalités en comparaison des souris de cet ordre tarifaire. Il n’y a plus qu’à juger de la qualité de fabrication et de ses performances à l’usage.

[nextpage title = « Déballage »]

La boite est un peu laide, soyons francs. Comme pour le Ultor, on a le droit sur la face principale à des logos peu discrets en pagaille et de plusieurs couleurs ici et là, prenant visuellement le dessus sur ce qui fait l’identité visuelle d’un packaging : le logo, le modèle du produit et surtout, le visuel en lui-même. Ici en rendu 3D, c’est pas franchement flatteur et donne une mauvaise image. Les tons sont sombre sur sombre et les petites décorations qui ornent la souris la confondent avec le reste et rendent l’ensemble peu propre.

speedlink omnivi speedlink omnivi speedlink omnivi speedlink omniviA l’arrière, un rappel de quelques caractéristiques techniques principales et pas moins de quinze langues différentes, juste au cas où…

La boîte s’ouvre par l’avant, avec une façade à scratch un peu kitsch et un peu trop résistante, pour permettre de découvrir la souris dans une protection en plastique et, sur le battant, encore moult inscriptions qui accompagnent un visuel de la souris et du soft de paramétrage de cette dernière.

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Bon, on vire tout ça et on passe à la souris. Ah… Un, deux, trois… Presque quatre protections en plastique à enlever pour pouvoir attraper la souris. Au moins, elle est bien protégée…

Bref, passons à la souris. Proposant des couleurs et un look gamer futuriste sur des tons de rouges métallisé et de noir, le rendu des couleurs est réussi mais clairement très tape-à-l’œil. Physiquement, la souris est imposante en proposant des encarts aussi bien pour le pouce que pour l’auriculaire et l’annulaire.

La souris

Sur le dessus, un revêtement en plastique doux et lisse. Les boutons de clics sont légèrement courbés vers l’intérieur et tuilés sur les extérieur de façon à épouser au mieux la forme de vos doigts, à condition d’aimer prendre la souris à pleine main. Ne comptez donc pas sur le finger tip pour utiliser la Omnivi, de toute façon ce n’est pas le type de prise propice à l’utilisation des nombreux boutons additionnels dont deux d’entre eux sont placés en haut du clic gauche, près de l’index. Ceux-ci adoptent une matière différente et sont placés de sorte à ne pas empiéter sur l’espace dédié à l’index.

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La molette, peut proéminente, bénéficie d’un revêtement en caoutchouc et d’un éclairage LED. On en profite pour vous montrer l’avant de la souris, qui arbore un look agressif et laisse filer le câble tressé USB bicolore en son milieu.

speedlink omniviA l’opposé, l’arrière de la souris finit la course bombée de la structure avec douceur et pas mal de naturel. Dessus, le modèle de la marque ainsi qu’un visuel composé de « points » translucides pour laisser échapper le peu d’éclairage que la diode placée juste en dessous émettra.

speedlink omnivi speedlink omniviSur le côté gauche, on a un « repose-pouce » proéminent  avec quatre boutons programmables.

speedlink omnivi speedlink omniviAu niveau du flanc droit, pas de boutons programmables, juste une forme ergonomique adaptée pour que l’auriculaire et l’annulaire puissent s’y loger. L’ensemble propose plusieurs types de matériaux : de l’aluminium liseré sur la tranche du repose-petit doigt et majoritairement de la matière caoutchouteuse sur le reste pour favoriser l’accroche.

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Enfin, sur le dessous, on retrouve quatre grands patins noirs pour la glisse ainsi que le capteur optique, le tout calé sur une base rouge brillante en aluminium qui fait un peu fête foraine mais qui a le mérite de donné un look très prononcé à la souris.

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[nextpage title = « Le soft »]

Le soft n’est pas nécessaire pour une utilisation directe de la souris, mais il permet d’en profiter de toutes ses fonctionnalités. Tous les paramétrages ainsi accessibles seront sauvegardés directement dans la souris grâce à sa mémoire embarquée pour enregistrer les profils (64 ko de mémoire en tout). Point regrettable, tous les pilotes de Speedlink ne sont pas (encore ?) unifiés sous un même logiciel. Il vous faudra installer autant de pilotes que vous ne posséderez de périphériques de la marque. Un point gênant ? Oui et non. L’avantage est d’avoir un soft plus léger s’il n’est pas unifié, l’inconvénient est que cela prendra plus de temps à l’installation, mais nous ne parlons ici que d’une questions de quelques secondes supplémentaires après tout.

Le soft se répartit en 4 onglets principaux. Le premier vous permettra d’éditer les actions à affecter aux 10 boutons paramétrables de la souris de la souris, dans une interface très nettement plus propre et plus claire que ne l’est le packaging (et hop, un petit taquet gratuit).

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Le second onglet est dédié aux performances et aux réglages du DPI : régler les paliers de réglage à la volée de ce dernier et pouvoir choisir le taux de rafraîchissement. A 125 Hz, la connectique USB permet une transmission d’information toutes les 8 millisecondes, à 250 on tombe à 4 ms, à 500 Hz on arrive à 2 ms et naturellement au maximum autorisé – 1000 Hz – on tombe à une latence de 1 ms. Des réglages un brin psychologiques à priori, je défie quiconque de percevoir une différence si on lui soumet de manière aléatoire un réglage plus ou moins bas de ce taux de rafraîchissement. M’enfin bon, c’est comme ça pour toutes les souris, après tout.

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Le 3ème volet permet de gérer les différentes zone d’éclairage de la souris. Astuce : non les diodes ne sont pas RGB, du moins il y a une présélection fixe de 6 couleurs : rouge, jaune, vert, bleu, violet et blanc. Les zones affectées sont : la molette, le pourtour du bouton de réglage de DPI, le visuel à l’arrière, le pourtour avant de la base de la souris, pareil pour l’arrière et les côtés. Bref, un joli sapin de noël ! Il y a 4 modes d’éclairage : fixe, breath, circulaire et « flashing ». Il vous sera possible de choisir les couleurs à affecter dans tous les cas, ou de les mettre toutes en mode aléatoire. ou encore d’affecter une couleur particulière à un réglage de DPI précis. Seul le visuel à l’arrière de la souris ne peut être entièrement paramétré : son mode d’allumage n’est restreint qu’au mode « breathe » ou cyclique.

speedlink omnivi

A noter que seul l’éclairage du contour de la souris est personnalisable. Le logo s’illumine automatiquement et uniquement de toutes les couleurs, tandis que la molette et le pourtour du bouton de réglage du DPI s’illuminent d’un couleur qui correspond à un niveau de DPI spécifique. Tout l’éclairage est désactivable, sauf la zone de la molette pour indiquer le niveau de DPI en fonctionnement.

Enfin, le dernier onglet permet de paramétrer, plutôt facilement, les macros. L’on pourra affecter à un bouton un ensemble d’actions qui se succéderont avec un intervalle de temps que vous aurez à choisir, exprimé en millisecondes. Notez que magiquement, le soft est maintenant en français.

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Passons à la prise en main.

[nextpage title = « A l’usage »]

La prise en main

Alors, le moins que l’on puisse dire c’est que l’ergonomie est tellement prononcée qu’elle se ferme à beaucoup de types de prise et tout simplement de taille de main. Moi, grand fervent de souris ambidextres minimalistes et légères, je me retrouve comme « obligé » de suivre les courbes de ce gros mulot qui est pourtant moins épais que je ne le pensais. Les incurvations prononcées des boutons principaux (en « tuiles » donc) permettent à l’index et au majeur d’être confortablement installé dans leurs emplacements sans pour autant déranger l’accès à la molette. Ce qui n’est pas le cas pour les boutons à côté du clic principal, trop hauts et trop éloignés pour les atteindre instinctivement.

La molette, elle est finalement peu proéminente, avec une largeur juste, une sensibilité efficace sans entacher sa précision en plus d’être silencieuse. Le bouton du réglage à la volée des DPI est très bien intégré mais pourrait bénéficier d’un peu moins de résistance d’activation. Enfin, qui l’utilise vraiment ? Passons, donc.

Les boutons latéraux tombent très bien sous le pouce et sont tactilement facilement reconnaissables. En revanche, la pression à exercer dessus pour les activer est un poil trop grande, nécessitant un peu de concentration et surtout de d’exercer une pression qui modifie la pression globale sur la souris pour la tenir. C’est surement une question d’habitude, habitude que je n’ai absolument pas de mon côté.

La profondeur globale du châssis de la souris lui n’autorise presque qu’une prise en main de type palm grip agréable (si c’est ce que l’on aime, autrement vous n’y trouverez pas votre compte). Enfin l’auriculaire et l’annulaire se retrouvent un peu serrés dans leur emplacement qui leur est dédié. Et encore, j’ai les doigts fins.

La glisse

Loin d’être mauvaise, le poids de la souris et les patins de qualité juste correcte proposent une glisse dans la moyenne haute de ce que l’on trouve sur le marché, mais vraiment pas plus.

Une des particularités de la souris, que l’on ne retrouve que très rarement et encore plus sur les gros modèles de ce type, est bêtement l’emplacement du capteur optique dans le châssis. Remarque idiote ? Non. Alors que la plupart des souris – et vous serez donc probablement habitué à cela dès votre plus jeune apprentissage – se retrouve légèrement excentré vers l’arrière, sur la Omnivi il est en plein centre. L’incidence est toute simple : l’angle nécessaire pour déplacer le curseur latéralement est moins grand. Question d’ergonomie, la torsion du poignet est ainsi moins grande que sur bon nombre d’autres modèles.

A part cela, le nombre important de boutons paramétrables, les dimensions et le poids de la souris l’orientent très clairement vers une utilisation plus MMO que FPS.

[nextpage title = « Conclusion »]MacFay award 6.9

L’Omnivi est au final un peu déséquilibrée. D’un côté, il y a un soft soigné, des matériaux solides et propres et une ergonomie caractérielle, de l’autre la souris se retrouve entachée de son look (surtout les effets de lumières) trop prononcé et de bouton supplémentaires qui ne convainquent pas entièrement : trop éloignés pour ceux qui sont adjacents au clic principal et un poil trop dur à activer. L’ergonomie particulière ne peut malheureusement pas laisser beaucoup de place à une liberté de prise en main, contrairement à la Corsair Scimitar Pro RGB que nous avions testée il y a quelques temps.

Sa glisse ne permet pas de rehausser sa note globale mais ne l’abaisse pas non plus. Bref, nous sommes mitigés sur cette souris. Ni excellente, ni mauvaise, ce sera surtout une question de goût esthétique qui fera trancher dans la décision de l’adopter ou non.

Retrouvez la Speedlink Omnivi sur : LDLC et Amazon

  • 4/10
    Bundle - 4/10
  • 8.5/10
    Fabrication - 8.5/10
  • 9/10
    Fonctionnalités - 9/10
  • 6.5/10
    Prise en main - 6.5/10
  • 7/10
    Glisse - 7/10
  • 7.5/10
    Soft - 7.5/10
  • 6/10
    Prix - 6/10
6.9/10

Résumé

On aime :
– le capteur au centre
– la qualité des matériaux
– la simplicité et l’ergonomie du soft
– la molette

On n’aime pas :
– l’esthétisme et l’éclairage sapin de noël par défaut
– l’ergonomie prononcée mais fermée
– le packaging dégueulasse (ne pesons pas nos mots)
– l’emplacement des boutons latéraux gauche qui devraient être plus faciles à activer
– les boutons à gauche de l’index trop éloignés
– pas d’ajustement du poids
– pas (encore ?) de prise en charge logicielle unifiée pour les périphériques de la marque

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